ACTE IV, SCENE IV
iciSTIU.
Qu osez-vous dire?
THTBSTI.
11 est temps que je meure.
iciSTHE.
Est-ce à moi d'y souscrire ?
PàLOPàE.
Vous me cachez, seigneur, un important secret... Ne puis-je le connaître?...
THYfiSTE.
Il vous accablerait.
PÉLOPÉE
Je sais souffrir... Parlez.... cessez de me le taire.
THYESTE
La tombe doit cacher cet horrible mystère....
Ah ! n'est-ce point assez de mes propres malheurs ;
Et voulez-vous, hélas! qu'en ce jour de douleurs,
Une vaine pitié, qui tous deux vous égare.
Après moi vous désigne au courroux d'un barbare !
PÉLOPÉB.
Qu'importe mes périls.... évitez sa fureur.
THYESTE
Malheureuse!...
PÉLOPÉE
Achevez de déchirer mon cœur.
Ah ! daignez m'éclairer... parlez... que dois-je craindre?
THYESTE
Egisthe, tu 1 entends.... puis-je encore me contraindre ; Et voudrais-tui*...
éciSTHB.
Vivez.
LES PELOPIDES.
THYESTR.
Ma vie est un fardeau.
Je ne demande aux dieux que la nuit du tombeau
Terre que j'ai souillée , en tr ouvre tes abîmes : J'y cours ensevelir la honte de mes crimes... Oùsuis-je!... Quel accent vient troubler mes esprits!.. De cette ombre plaintive entendez-vous les cris?.... Un nouveau crime encor sous ces voûtes funèbres, A mes yeux obscurcis ramène les ténèbres.... Où fuir.^*... où me cacher?... Quel enfer me poursuit!.., A quel supplice affreux mon forfait m'a réduit !
éciSTHE.
Il s'égare....
Je tremble....
THYESTE
O trop chère victime !
Ma fille!... je t'entraîne avec moi dans l'abîme... O lien exécrable !... O regrets superflus ! Arrête.... c'en est trop... mais tu ne m'entends plus.... Tu presses sur ton sein le bourreau de ta mère, Un barbare souillé du meurtre de ton frère; Et l'horrible Alecton secouant ses flambeaux, Pes feux de ton hymen éclaire leurs tombeaux.... O forfaits! où cacher ma tête criminelle! Ma fille !... ah ! loin de toi !... mais la voici... c'est elle ! Cest elle!... je la vois...
PÊLOPàE , a^fc* un en (Irrliiraiil.
Mon père!
ACiL l\, ôch^h iV, 73
THTBSTB , revenant i lui.
J ai parlé
Sous le poids de mes maux je retombe accablé.
Périsse en moi le sang formé par l adultère
Et souillé par l'iiymen !,.. Dieux, protégez mon père!
iciSTUB, sou Icnan I Th> este.
Ma sœur, au nom des dieux , ne m'abandonnez pas !
PàLOPâE, fuyant.
J'ai rempli mon destin.
(:gistue.
Je m'attache à vos pas.
THYESTt.
O ma tille! tu meurs, et voilà mon ouvrage!...
Tu meurs et je respire O désespoir!... ô rage !...
Quoi! toujours...
ÊGISTHE.
Epargnez un fils désespéré, Et quittez cet asile au meurtre consacré.
TBYESTE.
Le jour m*est odietix.
ÉGISTHE
N'êtes-vous plus mon pèrei*...
Et ma sœur, à nos soins, sera-t-elle étrangère ?
THYESTE
Taimer et la sauver.... Cet espoir me soutient Au bord de mon tombeau....
On entend du bniit occasionné par le retour d'Atrée au palais.) ^GISTilE.
Mais le tyran revient....
Déjà, dans son palais, la garde le ramène. Dérobez-vous, mon père, au transport de sa haine; Et plus sûr de mes coups, bientôt je le rejoins... Venez.... suivez mes pas.
THYESTE
Je me livre à tes soins.