‹ Études littéraires et dramatiques de RenardChapitre 65 sur 86 · SCÈNE PREMIÈIŒ · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈIŒ

AT.RFHTI, PFRALDO.

ALBERTI

(Celle scène doit èire dialoguée rapidemenl el a lietiii-vuix.) On ne t'a point trompé; ce rapport est fidèle; Et gardons-nous pourtant d'en semer la nouvelle. Oui, Procida lui-même enveloppé, surpris, Tous ceux qui le suivaient, ces généreux proscrits Qui devaient concourir à notre délivrance....

PÈRALDO.

Eh bien?...

ALBERTI

N'attendons plus leur utile assistance.

Hier, à peine entrés dans le port où déjà Venait à leur insu d'aborder Lucéna, Malgré l'heure propice et l'ombre et le silence, Ils n'ont pu cependant tromper sa vigilance. Ainsi plus de retard ; hâtons-nous de sauver Ceux que nous n'avons pu dans nos rangs conserver. Prévenons I.iicf'iia.

PéBALDO.

Nous le ferons sans doute , Fr voî^; ],,. .,t,,t 1 lieure où ce perfide.. .

i54 LES VEPRES SICIUENNES.

ALBEBTI.

Écoute, Et retiens ton courroux... Prêts à tout affronter, Gardons-nous, Péralcio, de rien précipiter. Rien n'est changé pour nous dans ce péril extrême : L'heure, le choix du lieu, le signal est le même; Et ta parole, ami, nous en a répondu.

Dans ces lieux cependant par Montfort attendu, Procida devant lui devra bientôt paraître ; Et de sa délivrance impatient peut-être. Il ne peut, tu le sais, l'apprendre que par moi.... Je l'en avertirai par les sons du beffroi.

PéRALDO.

Quelqu'un vient.

ALB£Rri.

C'est Montfort.

PÈRALDO.

Adieu , je me retire.

ALBERTI

Adieu.

Compte sur moi.

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