‹ Études littéraires et morales sur HomèreChapitre 51 sur 138 · Orav 8’ îjqj icpèc toÜto , Set a’ , 6jr<â>ç itarpèç · texte numérisé non relu

Orav 8’ îjqj icpèc toÜto , Set a’ , 6jr<â>ç itarpèç

Aeittu èv ij^Opot; olo; oïov ’ypàçT);. {Ajax, y. 556 et 557.)

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’Fux^v àtà),),tov , |rf]Tpl t^ôe xappLov^v* {Ibid., v. 558 et 559.

d’Homère : « Qu’il rapporte les dépouilles sanglante ' de son ennemi immolé, et que sa mère sen réjouisse dans son cœur. » On reconnaît également le pathétique Sophocle à ce trait : il fait désirer à Ajax mourant que son fils devienne un jour le soutien de ses vieux parents. Elle est on ne peut plus heureuse aussi, l’dée de confier à cet enfant les armes d’Àjax afin qu’un jour elles ne tombent pas entre les mains de son mortel ennemi . On l’a privé des armes d’Achille, et il en meurt de douleur ; mais quant aux siennes, il les donne en dépôt à son fils. Il espère qu’il s’en servira un jour, comme Hector, sans le dire, pouvait espérer voir Astyanax un jour se servir des siennes. Dans cette imitation, il y a bien de l’originalité.

J’ai insisté sur ce rapprochement ; il me paraît curieux. C’est ainsi qu’en Grèce l’épopée fournissait des inspirations à la tragédie.

Le sourire mêlé de pleurs d’Andromaque, dans 17/ t'ade, au moment où elle reprend son fils des mains d’Hetor, est un trait de délicatesse et de sensibilité exquise; il peint admirablement la maternité, si on peut le dire, avec ses joies et avec ses angoisses inséparables, hélas ! les unes des autres dans cette pauvre vie d’ici-bas.

Nous l’avons dit, critiques et traducteurs ont épuisé leurs efforts pour rendre chacun à sa manière les passages incomparables que nous venons de citer. Parmi les traducteurs, — nous n’en avons rien dit encore, h— Pope, Cowper, malgré leur talent, ne nous ont cependant pas rendu la touchante simplicité d’Homère. Leurs versions sont plus élégantes que fidèles. L’italien Monti, quoique conservant assez bien la couleur générale du texte, a pianqué ou altéré un trop

grand nombre de traits. Plus heureux a été l’Allemand Voss, dont le but avoué a été de reproduire Homère vers par vers, mot pour mot. L’idiome dont il se sert se prête merveilleusement, il faut en convenir, aux transpositions et aux compositions de mots si fréquentes dans la langiie grecque. Voss l’a emporté de beaucoup sur ses rivaux. Il y a chez lui le même nombre de vers que dans l’original, les mêmes tournures de phrases, les mêmes épithètes. Ce n’est pas que sa traduction soit sans défauts, mais il a le mieux su reproduire le ton simple et naïf du récit*. »

Chez nous, en France, un des derniers traducteurs de Y Iliade, le regrettable M. Bignan, si récemment enlevé aux lettres, a été un des plus heureux, ce nous semble, dans sa lutte avec Homère, surtout dans la deuxième édition de son œuvre, qu’il a retouchée avec un soin extrême. Que le lecteur me permette de lui

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