Disce, puer, virtutem ex me, rerumque laborem
For tunam ex aliis. (Virg., Æn., XII, y. 435 et 436.)
« haleine des zéphyrs, que ta jeune âme croisse en « paix pour les. délices de ta mère. » Et s’adressant aux soldats qui l’entourent : « Et vous soldats, marins « intrépides..., annoncez à mon frère Teucer ma der- « nière volonté ; qu’il conduise cet enfant dans mes « foyers, qu’il le montre à Télamon, à Éribée ma « mère, pour être à jamais l’appui de leur vieillesse. « Pour mes armes, qu’elles ne soient jamais disputées « par les Grecs ou par mop mortel ennemi. Toi seul, « ô mon fils, prends ce bouclier immense, impéné- « trable, à qui tu dois ton nom, garde-le.... Le reste « de mon armure sera enseveli avec moi 1 2 . »
Ce n’est plus là, si l’on veut, la large simplicité d’Homère, mais elle la rappelle. Çomme Hector, Ajax sent qu’il ne verra plus les siens; il est près de mourir, plus sûrement, il est vrai, puisqu’il va se donner la mort de ses propres mains. Le fils d’Ajax, Eurysacès , surnommé ainsi par son père, a plus d’un rapport avec Astyanax que, dans sa tendresse, Hector, on s’en souvient, appelait Scamandrien. Il est aussi l’unique rejeton d’Ajax, né d’une femme esclave, il est vrai, mais bien aimée. Ce vœu d’Hector « qu’on dise de lui : Il est plus vaillant encore que « son père , » nous le trouvons dans ces paroles d’Ajax : « Arrivé à ce moment, il faudra montrer à « tes ennemis de quel père tu tiens le jour 1 * » Le « Que ta jeune âme croisse en paix pour les délices de ta mère 1 , » rappelle heureusement cet autre trait