POLITIQUES ET PHILOSOPHES
rieusement spirituels ou insignifiants, comme le chevalier de Lisle (pp. 567, 569). Ceux qui ont vraiment de l'esprit ne se contentent plus de l'employer à être honnêtes hommes, au sens un peu dédaigneux de ce mot au grand siècle, et nous les retrouverons dans les rangs des politiques ou des auteurs. La qualité seule ne suffisant plus pour être distingué dans la cohue bigarrée des salons, les plus grands seigneurs mettront à leur blason une cocarde philosophique ou littéraire. Que les temps sont changés! Les Orontes pullulent et c'est la revanche de Trissotin. Ne nous en plaignons pas trop : on voit bien ce que \di. politesse de jadis y perd, mais il ne faut pas fermer les yeux sur ce qu'y gagne la civilisation générale, la police, comme disaient alors les économistes du club de l'Entresol. C'est même le cas de rappeler une fois de plus le mot célèbre de Talleyrand, sans le prendre à la lettre : c Qui n'a pas vécu avant 1789 ne connaît pas la douceur de vivre ».