SaUê des antiques, n
2. Schlegel observe qa'an drame mixte, où la dignité continae n'est pas nécessaire, pouvait seal représenter dans tont son développement le batelenr frénétique et lâche qui se fera gloire de réciter des vers d'Homère dans les angoisses de la mort.
8. Préface de Racine répondant à ceaz qui loi reprochaient d*«Toir fait Né* ron « Irop bon* •
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l'imperturbable simg-froid de ses perfidies, dans ses ruses raffinées, dans le mensonge de ses feintes caresses, dans la comédie de tendresse filiale où il semble vraiment |aire de Tart pour Tart. Parmi les traits qui révèlent l'abîme de sa noirceur, signalons surtout l'impassible sérénité avec laquelle il confie à Burrhus le projet du fratricide. Se démasquer ainsi, sans nécessité, devant un bomme de bien prouve qu'en lui toute conscience est morte. Ce qui serait ailleurs défaut devient ici beauté de premier ordre; car rimpudence d'un tel aveu nous apprend que l'empoisonnement d'un frère est pour Néron la cbose du monde la plus simple; il sera tout étonné qu'un autre puisse y voir un crime.
L'amour même n'apprivoise pas la bête féroce ; car, en elle, il est aussi effrayant que la baine. S*il se combine avec les empressements de la courtoisie et les élégances de l'esprit, l'bistoire autorisait Racine à transformer ainsi un contemporain de Pétrone ; et cette galanterie ne nous empêche pas de reconnaître le despote à son ironie subite et sèche, à ses obscures menaces, à son insensibilité contre toute prière, à la barbarie d'un être sans cœur qui est né tyran. C'est donc bien ici le comédien qui, plus tard, écoutant la furieuse invective de sa mère, sourit, arrange les plis de sa toge , semble se résigner comme à un discours officiel, trouve peut-être qu'elle parlé avec art, puis, la transperçant d'un mot avec une froide politesse, mêle le mépris à ses soumissions apparentes, se donne le plaisir de simuler la tendresse ou l'humilité, et, tout en préméditant un assassinat, goûte par avance le frisson de terreur dont il accablera la superbe Agrippine. En résumé, le Néron de Racine prépare celui de Tacite, et le rend plus vraisemblable.
Agrippine I sm biographie i sa physionomie histori» que. — Il en est de même d' Agrippine; aussi le plus sûr commentaire de son rôle tragique sera-t-il son histoire.
Née à Cologne, l'an 16 de l'ère chrétienne, fille de Germanicus , elle tenait de sa mère une âme indomptable, de son père le désir de plaire, de Julie, son aïeule, l'orgueil
et l'audace, d'Âgrippa son grand-père une énergie plé« béienne, le sens des affaires et le génie du gouvernement. La Tie des camps, des révoltes, des victoires, un retour triomphal, des voyages en Germanie et en Syrie, la mort dramatique de Germanicus, le cortège de ses cendres promenées à travers le monde, des persécutions subies avec une amertume vindicative, telles furent les impressions de son enfance et de sa jeunesse.
Rendue orpheline par le poison et Texil, mariée à douze ans par Tibère à Domitius Ahénobarbus dont l'humeur far rouche était redoutée de Rome entière*, elle donna le jour à Néron' qu'elle saluait de ce présage : Ou*il me tU0, pourvu qu'il règne/ Appelée par son frère Galigula à partager sa grandeur, ses débauches et ses honneurs divins, puis reléguée par lui dans l'île Pontia, elle ne plia pas sous cette disgrâce, mais se mit à écrire ses commentaires, pour réveiller l'intérêt passionné qu'inspirait aux Romains le sang de Germanicus.
L'avèaement impréyu de Claude vint lui rendre la liberté, le séjour de Rome, ses biens, son fils, et la faveur publique. Mais instruite à la prudence par la mort de sa sœur Drusille, silencieuse et retirée, elle suivit d'un œil patient et prévoyant les intrigues d'une cour où des liens criminels ménagèrent à la fille de Germanicus le dévouement de Pallas, d'un esclave affranchi. Après le meurtre de Messaline, il sera le négociateur du contrat qui l'improvise enfin Impératrice.
Dès lors, son ambition aura la rectitude d'un trait qui va droit au but. Étant la garantie de sa fortune, Néron est fiancé à Octavie, adopté, fait prince de la jeunesse, et confié à Sénèque et Rurrhus, qui rassurent le parti des honnêtes gens, en dépit de quelques crimes jugés nécessaires, entre autres le meurtre et Texil de deux rivales, Lollia Paulina et la belle Galpumia.
1. n avait tué un affsanehi, pravé Pœil d'uD chevalier, écrasé sur ia vois Appiepne un enfant lent à éviter son ohar. On l'accasa dlnoeste aveo sa sœar Lépida.