‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieures (volume 3)Chapitre 18 sur 193 · Après la mort de Pyrrhus · texte numérisé non relu

Après la mort de Pyrrhus

2. Voir Saint-Marc Glrardin. Court de littérature dramatique, p. 149. 1 1* .

C'est d'eux que tu descends^ c'est de moi que tu viens ; Ton premier coup d'épée égjale tous leâ miens.

Appui de ma vieillesse, et comble de mon heur. Touche ces cheveux bancs à qui tu rends l'honneur, Viens baiser cette joue, et reconnois la place OU fut jadis l'affront que ton courage efface'.

Or ne croyons pas que maintenant sa tendresse veuille épargnera Rodrigue de nouveaux hasards. Lorsque T amant de Ghimène s'écrie que la vie lui est odieuse, don Diègue lui répond d'aller combattre les Maures, qui viennent de débarquer'. Outre qu'il a confiance dans une valeur qu'il juge invincible, son expérience sait bien que, pour relever un cœur abattu, le plus sûr est d'opposer une passion à une autre, et qu'il est plus facile de distraire la douleur que de la consoler. Il espère donc que la gloire sera pour lui comme le dérivatif de l'amour. Le même sentiment l'invite encore à ne point ajourner le combat provoqué par le défi de don Sanche :

D. DTÈGUE.

Non, Sire, il ne faut pas difiérer davantage :

On est toujours tout prêt, quand on a du courage.

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