‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieures (volume 3)Chapitre 42 sur 193 · AUons fouler aux pieds ce fr^udre ridicule · texte numérisé non relu

AUons fouler aux pieds ce fr^udre ridicule

^ Dont arme un bois pourri ce peuple trop crédule.

8. Elles ont leurs précédents lyriques dans le théâtre espagnol et chez IM greos. Le CtJ en offrait déjà le premier essai.

aux chœurs dont Téloquence se déploiera dans Esther et Athalie, Cet essor lyrique est ici d'une convenance parfaite. Au moment où le héros va livrer son dernier coçibat, il est naturel que son âme se recueille, seule en face de Dieu, pour implorer la force qui, assurera là victoire. Cette crise solitaire de la conscience appelait un monologue, et l'alexandrin serait trop calme pour l'effusion du sentiment qui dé* borde. De là ces stances dont l'austérité claustrale est d'un à-propos frappant.

En résumé, par la régularité de son ordonnance, par des bienséances délicates qui deviennent sublimes, par une onction secrète qui me semble préférable au faste des vertus romaines, par un héroïsme où la nature et la grâce, l'humain et le divin se confondent, un tel chef-d'œuvre justifie ce jugement de Fontenelle : « Je crois qu'après avoir atteint jusqu'à Cinna^ Corneille s'est élevé jusqu'à Polyeucte^ au-dessus duquel il n'y a rien *. »

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