‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieures (volume 3)Chapitre 98 sur 193 · Agésilas est de 1666, et AUila de · texte numérisé non relu

Agésilas est de 1666, et AUila de

2. « Nous n'avons plus quo faire de demander aux savants si nous travailloiU selon les règles. La règle souveraine est de plaire à Votre Altesse Royale. v^Préfact

' de tiacine.)

mis, dansr un salon, de censurer comme invraisemblables les caractères de Pyrrhus et d'Andromaque*.

Sa première préface témoigne également des impatiences que lui causèrent les chicanes des raffinés : « J'avoue, disaitily que Pyrrhus n'est pas assez' résigné à la volonté de sa maîtresse, et que Céladon a mieux connu le parfait amour/ Mais que faire ? Pyrrhus n'avoit pas lu nos romans : il étoit violent de son Naturel, et tous les héros ne sont pas faits pour être des Céladons. » Cette allusion aurait même été lancée à l'adresse du prince de Condé qui jugeait l'humeur de Pyrrhus « trop emportée, trop' farouche ». Voilà ce que murmurent tout bas les chroniqueurs d'alors. Sans nous prononcer sur ces rumeurs de l'anecdote, nous affîr^ merons, du moins, que ces coups d'épingle firent blessure.

Parmi les arbitres qui pouvaient se prononcer sur un ouvrage dont l'originalité déconcerta la routine, Saint-Évremond compte au premier rang. Il vivait alors en Hollande, et il y reçut trois exemplaires à'Andromaquey non sans être sollicité par de pressantes instances à déclarer publiquement ses impressions, qu'on présumait peu favorables à un rival de Corneille. Mais, jaloux de son repos et de s4 dignité, cet homnie d'esprit n'était pas d^ ceux qui aiment à voir leur nom et leur ^ prose courir le monde, pour y servir d'aliment aux petites passions des coteries littéraires : il eut donc la prudence de faire la sourde oreille. Les indiscrétions de Mme Bourneau * l'avaient rendu circonspect ; et, cette fois, il se contenta d'une réponse aussi

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