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L'éUffle. — Puis, avec la même convenance de Ion, il approprie ses couleurs. & son sujet, pour personuifier l'élégie qui, tantôt plaintive,
Sait, les dieveux épara, gëmir sur un cercueil,
tantôt passionnée,
Flatte, menace, irrite, apaise une maîtresse.
il est Yrai que, pour y réussir, c'est peu d'être poêle, il faut être amoureux; et l'auteur du Dialogue sur les héros de romani raille avec agrément ces amants transis, dont la muse glaciale nous entretient piteusement < de ses feux >. Ce n'était pas ainsi que jadis
Amour dictait les vers que soupirait TibuUe.
L'*dc- — De là, par un saut un peu brusque:
L'ode avec plus d'ëclftl et non moins d'énergie,
le chantre de la Prise de Namur passe à la poésie lyrique, dont il parle en versiflcateor toujours habile, mais trop étranger au sens intime d'une inspiration que ne sauraient simuler des procédés artificiels, en dépit de ce vers qui, resté proverbe, croit, bien à tort, représenter Pindare :
Souvent un beau désordre est un effet de l'art.
Les contemporains de Béranger, de Lamartine et de Victor Hugo ont donc le droit de lui reprocher ici beaucoup d'incompétence, non sans goûter à leur prix certains vers grandioses ou ingc nieui sur l'ode héroïque ou badine.
Le «oMiiel- — L'adresse d'une plume qui se joue des difficultés réussit mieux h définir les lois rigoureuses d'un autre genre qui avait illustré Pétrarque, et mérité récemment k Du Bellay une légitime renommée. S'il entre de l'excès dans cet éloge :
Un tonnet sans défaut vaut seul un long poème, •