‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieures (volume 5)Chapitre 145 sur 244 · II. — Esquisse littéiuire · texte numérisé non relu

II. — Esquisse littéiuire

Ex»rde «t pr*poBltt*n. — Dans un exorde qui annonce un sermon plus qu'un panégyrique, Bossuet commente ce texte d'Isue : • Je t'ai pris par ta main pour te ramener des extrt^mités delaterre; je t'ai appelé des lieux les plus éloignés, je t'ai choisi, et ne t'ai pas rejeté : ne crains point, parce que je suis avec toi (Apprehendi te ab extremis terrx, et a longiniptU ejui voeavi te: elegi te, et non abjeci : ne timeas, quia ego tccwn sum. Isaïe, chap. XLr, V. 9-10) •.L'histoire d'une mémorable conversion va lui servir à < confondre » les incrédules et les endurcis.

Condamnant donc ceux qui seraient tentés > d'écouter sa parole avec des oreilles curieuses • et des sentiments profanes, il les avertit ainsi de la dignité de son ministère : c Ou la princesse Palatine portera la lumière dans vos yeux, ou elle fera tomber, comme un déluge de feu, la vengeance de Dieu sur vos têtes. Mon discours, dont vous vous croyez peut-être les juges, vous jugera au dernier jour : ce sera pour vous un nouveau fardeau, comme disaient les prophètes {Onus verbi Domini super

Page 1