CONCLUSION DE CE FAHALLËLE
ils ont introduit dans la littérature, les premiers chez les modernes, l'un rhomme social, l'autre l'homme physique, qui depuis l'ont un peu encombrée ; mais alors il était nécessaire de recourir, sans crainte d'en abuser, a la sociologie et à la physiologie, pour compléter la peinture de l'homme moral que le siècle précédent avait envisagé trop abstraitement.
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PORTRAIT BIOQRAPaiûUE
IHvIsloB de ■> vie e» ItaIb pérlodcB. — Le génie de Voltaire étant l'ubiquité même, il est malaisé de résumer en quelques pages une existence dont l'histoire est celle d'an siècle. Afin de rendre notre esquisse plus nette, nous lui donnerons pour cadre trois époques : l'une s'étendra de la naissance de Voltaire h son retour de Londres (16B4-1730); l'autre, où 0gurera l'épisode de Potsdain, suivra sa biographie jusqu'à l'installation aux Délices (1730-175S); la dernière comprendra les vingt-trois années de séjour à Ferney et le voyage à Paris (1755-1778),
PreatlAre époqae (1604-1180), Son enfanee, U Ba«tllle( œdlpe (tTlS). La HenrUde, ftalte * Londren. — Né à Paris, le 21 novembre 1694, sur la paroisse Saint-André des Arts, cinquième enfant, et troisième survivant, d'un notaire au Chitelet et de Marguerite d'Aumard, tous deux d'origine poitevine, François-Marie Arouet fut, dans son enfance, si chétif et si frète qu'il semblait toujours prêt à rendre l'âme, ce qui ne l'empêcha pas d'aller au delà de quatre-vingt-quatre f^s. Privé de sa mère, qu'il perdit ayant sept ans, élevé dans un milieu très libre de propos et de mœurs, remarqué par Ninon de Lenclos, qui lui légua 2 000 francs pour acheter des livres, filleul de l'abbé de Châteauneuf, qui n'était point un modèle d'austérité, il entra de bonne heure au collège Louis- le- Grand, chez les jésuites, qu'il éblouit et scandalisa par les agréments et les
v PÉRIODE : éducation; la bastille; londres. sai audaces d'un esprit dès lors merveilleiu. Si le Père Le Jay lui prédit qu'il serait un jour le champion du Déisme, les Pères Toumemine, d'Olivet et Porée lui restèrent sincèrement attachés, et furent longtemps payés de retour par des coquetteries qui ressemblèrent h la reconnaissance. Notons même en passant qu'en 1763, quand la compagnie fut expulsée, le patriarche des philosophes recueillit à Ferney le Père Adam, qui se distinguait par un excellent appétit et l'art de perdre galamment sa partie d'échecs. Ses études chez les jésuites furent plus latines que p^cquea : car les Pères n'étaient pas hellénistes; le gofit de la poésie légère dut être aussi encouragé par ses maîtres.
Ecolier déjà célèbre par ses couronnes et ses escapades; lauréat embrassé solennellement par Jean-Baptiste Rousseau, il débuta en pleine régence, dans un monde où l'on n'apprenait guère le respect et la règle. La vocation littéraire le tourmentait impérieusement, mais elle était contrariée par un père qui lui destinait son office : faute de mieux, on lui permit pourtant de tenter la diplomatie, sous les auspices du marquis de Chàteauneuf, ambassadeur en Hollande. L'essai fut bientôt si malheureux qu'on dut l'enfermer de force chez un procureur. Le jeune Arpuet feignit la résignation; mais, plus soucieux de vers que de requêtes, il n'en continua pas moins ses jeux poétiques, et avec une malignité si étourdie qu'il fmit par être mis à la Bastille (1717). Son emprisonnement, qui dura onze mois, avait pour prétexte une satire, les J'ai vu, ainsi nommée du refrain qui était :
J'ai vu ces maux et je n'ai pas vingt ans,
dont il n'était d'ailleurs pas l'auteur, et pour motif réel ses lardons très authentiques contre le Régent. Il fut délivré avec une gratification officielle — au nom du roi —, laquelle suivit (Edipe, et lui fit répliquer au Régent : t Monseigneur, je trouverais fort bon si Sa Majesté voulait se charger de ma nourriture, mais je supplie Son Altesse de ne plus se charger de mon logement >.
Son père qui lui tenait toujours rigueur, s'adoucit pourtant
i)33 VOLTAIHE.
au lendemain de la représentation d'Œdipe {171B) ; et, désarmé par lin triomphe encore plus éclatant que mérité, il finit par consentir à la gloire de son flU. Pouvant dès lors être poète à visa(^ découvert, il donne coup sur coup Arlémire et Mariatnne, avec de* revers ou des succès douteux, puis Vlndiseret, où, par exception, il faillit rencontrer le ton de la vraie comédie. Quittant le nom d'Arouet < sous lequel il avait élé trop malheureux t, pour prendre celui de Voltaire — son anagramme Arouet i. j. (le jeune) —, il est tout ensemble très laborieux et très dissipé. Il fréquente le monde et la cour, voyage de château en château, mêle les vers aux plaisirs, et, s'occupant de tout à la fois, même de sa fortune, il pratique déjà l'art de flatter les souverains pour oser impunément. Tandis que, de Cambrai même, il adresse des louanges à l'indice successeur de Fénelon, au cardinal Dubois, la vue d'Amsterdam lui arrache un cri d'indépendance, ce qui ne l'empêche pas de revenir aux grands seigneurs, aux Villars, aux Sully, aux Richelieu, de chanter Mme de Prie, et d'encenser la jeune reine, qui l'appelle ■ mon pauvre VoUaire >.
Déjà paraissait une édition de la Hetiriade, qui s'appelait alors le poème de la Ligue, mais incomplète, furtive, et menacée des censures de la Sorbonne, lorsque le chevali^ de Bohan — qui l'avait un soir raillé sur sa roture, à l'opéra, et s'était entendu répliquer par le petit roturier i qu'il commençait son nom et que le chevalier de Chabot finissait le sien » — s'en vengea par le plus lâche guet-apens. Saisi et bAtonné par les laquais du susdit gentilhomme. Voltaire disparait, s'enferme, apprend nuit et jour l'escrime et l'anglais pour se préparer une vengeance et un asile, puis envoie un cartel au cheva- . lier, qui feint d'accepter, mais dans la nuit obtient une lettre de cachet, et fait jeter son adversaire h la Bastille, d'où il ne sortit que six mois après pour s'exiler.
Ne l'en plaignons pas : car si la grâce et la vivacité de l'imagination lui avaient suffi jusqu'alors, il n'acquit toute la vigueur de son talent et tout le ressort de son caractère qu'au jour où il connut l'injustice. Les iniquités sociales, qu'on ne juge bien qu'après les avoir ressenties, l'avertirent enfin que l'esprit n'était pas tout en France,
11° PÉRIODE : théâtre; histoire; philosophie. 323 Fuyant donc la Bastille et des ministreB qui interdisaient rimpresaion de la Henriade, il arrive à Londres, au mois de mai 1726. Ce fut un des événements décisifs de sa vie. Et d'abord, son poème, dont Louis XV avait refusé la dédicace, fut si généreusement patronné par la reine d'An ({leteire qu'il rapporta h son auteur 150 000 livres (1728), premier échelon, d'une fortune qui s'élèvera à sa mort à 218 000 livrée de rente, — grâce surtout à des entreprises financières plus ou moins pures où l'associera Pâris-Duvemej —, et sera pour le publiciste une garantie d'indépendance. Hais ce qui valait encore mieux, ce fut le trésor d'idées et d'exemples qui s'ouvrit à lui, dans cette • Athènes sérieuse >, comme l'appelle Villemain, où, accueilli par lord Bolingbroke et ses amis, il put s'armer de toutes pièces pour entrer en campagne contre tout ce qui lui parut, à tort ou à raison, une entrave mise au droit de penser, de parler ou d'écrire. Tandis qu'il assiste aux royales funérailles de Newton (1727), s'initie au pathétique ■ barbare • de Shakespeare, lit Bacon et Hilton, il voit de près le mouvement et la vie d'une société libre où les savants et les gens de lettres, au lieu de faire antichambre chez les grands, parlent à la nation, jouissent de l'estime publique, et peuvent même prétendre aux plus hauts postes de l'Etat, Hais, sa moisson faite, il regretta Paris; et, un nouveau ministre, Haurepas, lui ayant fait un signe rassurant, il accourut en .France, non pas corrigé de cette pétulance d'instinct qui chez lui sera toujours incorrigible, mais aussi prudent et aussi réiléchi que le comportait son tempérament.
Seeoade pCrltde (fllSO^lISS). Le poète 4rMMaUq«c, nilsterien, le pkUoaophe. VersidUeB et Potsdaaa. — Il y retrouvait, sous la léthargique domination du cardinal de Fleury, le train d'autrefois, une cour brillante, une grande ville 01^ le goût des plaisirs et du luxe allait croissant, une noblesse oisive, mais passionnée pour l'esprit, et prête à fêter en lui un écrivain dont la persécution avait beaucoup accru la célébrité. Tandis que la Henriade, agrandie et remaniée^ faisait bruyamment applaudir son élégance froide, mais ingénieuse, son merveilleux sceptique, et surtout les nouveautés hardies de sa philosophie sociale, Voltaire signalait sa venue par vingt ouvrages
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qui devaient porter son nom à tous les centres retentissants.
Ici nous en' sommes réduits à la séchercBse d'un catalogue.
Pour ne parler que de son théâtre, il continuait, à dislance respectueuse, la tradition de Corneille et de Racine, non sans introduire sur la scène plus d'action, plus de mouvement, des effets pathétiques, des allusions militantes, et le savoir-faire d'une industrie timide qui corrigeait Shakespeare. A cette époque se rattachent : Bruttts (1732), où apparaissent pour la première fois des sénateurs en robe rouge; Zaïre (i732), tragédie touchante heureusement suggérée par Olhetlo; puis Adélaide Dugttesclin (1734) ; la Mort de César (1735), drame patriotique et républicain qui se souvient du séjour à Londres; l'Enfant prodigue, Aliire (1736); Mahomet {Il i2); Mérop'e {ilii) ; Sémiramis (1748); Nanine {IU9); Ore^e {nm);\e Duc de Foix; Borne tamée (17S2), En même temps qu'il publie les sept Discourt sur rkomme (1734-1737), un de ses chefs-d'œuvre, ces mille poésies légères où il reste sans rival, le Tempte du Qoût (1731) qui lui fait craindre une lettre de cachet; et la Satire du Mondain (1736), qui le force à se tenir caché durant deux mois, il lance à tous les vents ses Lellre» philosophiques ou Lettres sur les Ar^laie (1734), dont le scandale est tel qu'il juge prudent de se réfugier en Lorraine, à Cirey, près de la marquise du Chàtelet. En 1731 avait aussi paru l'Histoire de Charles XII, que la censure fit rentrer dans l'ombre, de peur de déplaire à Auguste, roi de Pologne. Enfm il recueillait les materiaux de son Essai sur les mœurs (1756), tout en menant de front ses premiers Romans, le Siècle de Louis XIV, la Philosophie de Newton, qui lui avait inspiré naguère VÉpltre à Uranie, dédiée à la docte Emilie. Parmi tant de monuments, d'essais et de projets tentés ou accomplis en tous sens, nous ne disons rien d'une infatigable Correspondance qui volait déjà par toute l'Europe, des pages fugitives écloses dans une heure de caprice et d'à-propos, ni des bagatelles complaisantes qu'improvisait sans relâche le gentilhomme de la Chambre, et l'historiographe royal, auquel Sa Mâjeste Louis XV, grftce au crédit de Mme de Pompadour, et à l'encens du Poème de Fontenoy (174S), permettait enOn d'entrer à l'Académie française, en 1746, à cinquante-deux ansi
Ne l'oublions pas en effet : malgré des déboires qui ne
W PÉRIODE : LE courtisan; vebsailles et PÛTSDAM. 625 tiraient plus à conséquence, et des taquineries oHicielles qui ne faisaient qu'aviver une popularité redoutable et irrésistible, Vottairt, pendant toute celte période, se montra courtisan autant que philosophe. Ses coquetteries voltigèrent sans cesse de Cirey h Versailles, comme de Versailles h Polsdam, où l'appelaient les avances de son disciple, le prince royal de Prusse, qui fut depuis Frédéric le Grand. Celles-ci devinrent même si séduisantes qu'après un premier voyage diplomatique, ayant perdu ta docte Emilie, k châtelaine de Cirey, il finit par quitter Paris, le 28 juin 1750, et partit définitivement pour Berlin, avec le titre de chambellan, et vingt mille livres de pension, sans autre charge que de redresser les vers boiteux d'un mélomane tudesque, ce qu'il appela bientôt * blanchir le linge sale de Sa Majesté >. Ce n'est point \b. le plus beau ohapilre de sa vie. Nous ne raconterons pas tous les incidents comiques de ce rapprochement traversé par tant d'orages. Même en amitié, Frédéric était un desposte, et, les amours-propres s'aigrissant. Voltaire ne tarda pas à se moquer du roi, comme du poète,
Pétri de passions, et cherchant la sagesse, ,
Dangereux politique, et dangereux auteur. Son patron, son disciple, et son persécuteur.
{Poème sur la Loi natureUe).
Aussi, après trois ans de soupers philosophiques, de confidences littéraires, de tracasseries et de ruptures. Voltaire éprouva-t-il le besoin d'aller prendre les eaux à Plombières, c'est-à-dire de briser une chaîne qui lui pesait. Ce départ du < palais d'Alcine • ressembla fort à une évasion : car on sait l'avanie de Francfort, où la politesse prussienne le fît arrêter, rançonner, fouiller et garder à vue par douze baïonnettes berlinoises, lui et sa nièce, sous prétexte qu'il avait enlevé 1' « œuvre de poéshib du roi >. Ce lourd manuscrit s'étant retrouvé par bonheur, le captif put enfin franchir la frontière. Mais de nouveaux mécomptes l'attendaient, et il s'aperçut bientôt que l'air de la France lui était malsain.
Tr«lBlèin« péri«4e (4KSS-tl'V6>. Fermer. >« dIetatHPe d« Vslt^rc. — Ây&nt tâté le terrain h Strasbourg, à Colmar, h Lyon et dans plusieurs autres villes, puis voyant que les portes de Paris lui restaient fermées, il crut sage de se rabattre sur les environs de Genève. Il s'établit alors, loiu de la Sorbonne, du Parlement et des lettres de cachet, en pays neutre, dans une terre qu'il appela les Déliées, et dont il inaugura gaiement la résidence par VOrpheUn de la Ckine (1735). Mais ce ne fut qu'une station provisoire. Car après s'élre partagé entre Lausanne, où il passait les hivers, et son domaine seigneurial de Toumay, il finit par se fixer en 1758 dans son château de Femey; au pied du Jura, presque sur les bords du lac Léman. II était ftgé de soixante-quatre ans. C'est sa royauté qui commence.
Cette gloire et cette influence qu'il poursuivait depuis sa jeunesse, par les grands travaux el les essais légers, par les plus belles inspirations comme par la licence, il va désormais «i jouir pleinement, en dépit de toutes les haines. Affranchi de toute contrainte, il n'aura plus besoin de flalier les souverains pour s'assurer la faveur d'une tolérance précaire. Ce sont plutôt les souverains qui vont le flatter k leur tour, et lui payer tribut d'hommages. Dans la joie de cet affranchissement, ne s'écrie-'l'i! pas avec une verve émue :
La liberté I j'ai vu cette déesse altièrc. Avec égalité répandant tous les biens.
Descendre de Morat en habit de guerriËre, Les mains teintes du sang des Hers Autrichiens,
Et de Charles le Téméraire!
Devant elle, on portait ces piques et ces dards. On traînait ces canons, ces échelles fatales. Qu'elle-même brisa, quand ses mains triompliales De GenÈve en dangers menaçaient les remparts. Un peupleentier la suit!...
De cette émancipation date une dictature qui est un des faits les plus considérables de notre histoire littéraire. L'activité qu'il déploya dans ces vingt-trois dernières années est siprodi^euse qu'elle effraie l'analyse. Indiquons : en vers, les satires intitulées h Satire du Pauvre Diable (1758), le Russe d Pari», la VamM; les
III' PÉRIODE : ferney; royauté LITTÉBAIRE. 521
épilt^R à Boiieau ou Mon Testament (1769), à Horace (1772); les stances à Madame LuUin dites à Madone du Deffand (1773) ; Tanerède, les Scythes, leff Guibres, les Pélopidei, Iti comédie de VScoesaise (1760); en prose, ses factums pour Calas, Sirvcn, Lally; son Commentaite sur Corneille (1764); son Essai sur tes mœurs et Pesprit des'nations iil&6);\t Dictionnaire phitosophiqve (1764); les contes de Candide ou de VOpttmime (1759), de la Princesse de Babylone, (1788), etc. Disons seulement qu'alors, dans un temps où éclata de toutes parts une polémique dont les tendances ont été trop souvent compromises par l'esprit de secte, Voltaire fut le chef d'un parti qui eut le tort de confondre ses passions avec ses doctrines, et d'opposer ses préjugés aux abus qu'il prétendait abolir. Aussi alerte qu'insaisissable, informé par ses nombreux correspondants de tout ce qui se produisait à l'Académie, au théâtre, dans les cercles, dans les salons, dans les tribunaux, h la Sorbonne, à la ville et à la eour, protégé par son âge, sa fortune et sa renommée, inspiré par son humeur non moins que par son bon sens, Voltaire usa du droit de lout dire avec une impunité qu'encourageait i'applaudjssement universel.
Tandis que toutes les voix répétaient à l'envi son nom, tandis que Catherine de Russie, Christian VII de Danemark, Gustave III de Suède et l'empereur Joseph II croyaient se rendre populaires en lui faisant la cour, il était salué dans toute la France comme un arbitre de Topinion,
Ses admirateurs, qui lui avaient élevé une statue dés l'année 1770, le décidèrent endn à quitter sa retraite pour venir à Paris jouir une dernière fois de sa gloire. Ce voyage fut un triomphe. Tous, gi-ands seigneurs et artisans, rivalisèrent d'enthousiasme. A la représentation à'Irène, il vit son buste couronné sur la scène, au milieu d'applaudissements frénétiques. Majs tant d'émotions épuisèrent un vieillard qui n'était plus que le souffle d'une ombre. La fièvre le prit; et, le 30 mai 1778, il s'éleignit dans l'hôtel du marquis de Villette, au coin de la rue de Beaune et du quai des Théatins, .qui porte aujourd'hui son nom. Transportés clandestinement à l'abhaye de Scelliéres par les soins de l'abbé Mignot, son neveu, ses restes devaient plus tard être transférés. au Pan-
théoD, en 1791. Sous la Restauration ils Turent jetés à la voirie, dit-on, avec ceux de Rousseau. Sou cervelet, longtemps conservé par son chirurgien et les Iféritiera de celui-ci, a été égaré; reste son cœur qui, donné À l'État par les héritiers du marquis de Yilletle, a été déposé à la Bibliothèque Nationale, par les soins de H. Victor Duruy, en 1804 '.