LETTRES DU XVIII* SIÈCLE
gioatioa vagabonde et romantique • qu'elle se découvrait dans sa première jeunesse, était tempérée par une sensibilité toute boui^eoise, à l'occasion, et fut mûrie plus tard par de mâles convictions, éloquentes, & force d'héroïsme ou d'indignation (pp. 661, 663, 66S, 667, 669, 67i, 677).
Carjietère* de* autres eorreapo«<«Beea de temate* t ■Mes de Slmlane, da Balne, de Stmal, dn CkAtelet, de 6T»t. e^ay, de Ckolaeal, de S*xe, d'Ec"**'** <!* ■•■(fiera, de la Mmrck, Catkerlae n, Snaxd, — Ce pétillement d'esprit et cette hardiesse de philosophisme, cette agilité de curiosité et celle liberté de propos discursifs, qui étaient l'àme des salons du dernier siècle, se retrouvent aussi, à divers degrés, suivant la date et le milieu, dans les lettres de Mme de Simiane, qui n'a pas trop déçu l'horoscope enthousiaste de sa grand'mère, Mme de Sévigné (pp. 4, 5) ; de la médisante mais si spirituelle femme de chambre de la duchesse du Haine, Mme de Staal (pp. 19, 20, 21), dont Villemain disait avec une justesse piquante : < Elle a le pli de sa condition, c'est une soubrette de cour, mais une soubrette * ; de la marquise du Chàlelet qui a, quelque dix ans durant, si adroitement conduit la tête de Voltaire et si bien percé à jour ses petites misères de grand seigneur de l'esprit (pp. 183, 185); de Mme de Graflignj, encore une mauvaise langue, mais si intéressante (pp. 100, lOt, IQî); de la duchesse de Choiseul, si sensée (pp. 400, 407) ; de l'électrice de Saïc{pp. 504,503), celte étrangère si à l'aise dans notre langue; de la comtesse d'Egmont à qui il arrive, dans son indignation libérale contre le parlement Maupeou, de rencontrer l'accent des Mémoires de Beaumarchais (p. 536) ; de la comtesse de Boufflers, la spirituelle amie de Conti, 1" * idole du Temple >, qui fait un tableau terrible de la mort de Louis XV, avec des traits à la Saint-Simon (p. S38) ; de la comtesse de la Marck (p. 54S); de Catherine II, d'un exotisme si expressif (pp. 571, 573); enfm de Mme Suard, dont le style vaut bien celui de son mari et dont le cœur valait sûrement mieux (p.COasqq.).
iDsIgnlOance et rareté deahomiBeB puremeat mondains t e«N*es de ce tmlt. — En parallèle avec ces épistolières on nfl peut mettre alors aucun homme du monde. Ils sont ou tabo-