II. — POimOUES ET PHILOSOPHES
Les politiques. -^ Un signe des tempst les mérlles élan- ■iMils des lettres Rraiiçalses de eertabis étrangers t Frédéric II, le prince d« Ugne, etc. — C'est une preuve bien remarquable de la ditTusion des idées et de la langue françaises au dernier siècle, que de voir figurer, en tête des auteurs de lettres les plus remarquables, un roi de Prusse et un diplomate autrichien, originaire des Pays-Bas, dont ni l'un ni l'autre n'avait reçu chez nous, comme Hamilton, l'éducation française.
La correspondance de Frédéric II nous met aussi avant dans les coulisses di: la pohUque que celle de Relz, avec celte différence, pour surcroit d'intérêt, qu'il ne s'agit pas là de confidences sur des plans plus ou moins avortés, mais sur de grands desseins dont l'exécution s'achève sur les champs de bataille do l'Europe, au grand jour de l'histoire. Le ton du bon apôtre de Potsdam y passe de la gravité royale h une ironie philosophique tout à fait digne de son maître Voltaire, avec un style et un esprit qui n'en sont pas indignes, nonobstant quelques germanismes, discrets d'ailleurs et beaucoup plus rares, par