‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieures (volume 5)Chapitre 240 sur 244 · LETTRES DU XVI11° SIÈCLE · texte numérisé non relu

LETTRES DU XVI11° SIÈCLE

exemple, que ceux de Marie-Thérèse (pp. 467, 468, 470, 473t

475, 479, 48i, iSa, 486, 489, 493, 498 sqq.)-

Le priDCe de Ligne est bien intéressant et tout h fait surprenant par la manière dont il a attrapé le tour et l'esprit français (pp. 546, 547, 556}. Il trace, en se jouant, des tableaux dont le piquant exotisme, leinlé ç& et là des chauds reflets du *soleil d'Orient, nous est rendu accessible, s'acclimale chez nous, pour ainsi dire, par des réminiscences classiques ou des saillies du plus pur philosophisme (p. 557 sqq.)-

Il y a bien de l'intérêt aussi, et qui n'est pas seulement historique, mais qui remonte jusqu'à l'esprit et auï sentiments de leurs auteurs, dans les lettres de Stanislas Poniatowslu (pp. 423, 424, 435), de Gustave III (p. 517), et même dans celtes du maréchal de Saxe (pp. 35, 39] ou du comte de Slepingck (p. 523).

Ç*rreH|MBd*Bee dea poUllqmeii bBBçais t lea trola Hlrabeaoi Dacm«ssesB, de BrasKCH, Tnr^t, i'Argtnm, Camille Desnaonllns. — La correspondance des trois Mirabeau, à savoir le marquis (pp. 323, 323, 328 sqq., 329), le baiUi (pp. 333, 335) et l'orateur (pp. 640 sqq., 646, 630), fait éclater la parenté de leur esprit truculent et inégal, capable de vues et de tours qui sont de génie, avec des saillies du goût le plus douteux, mais qui gardent jusqu'au plus bas degré le grand air de la famille. Quel contraste avec la gravité et le style tempéré de Henri- François Daguesseau (pp. 29, 31, 34). Mais voici un magistrat d'un tout autre style : c'est l'ingénieux, clairvoyant et si spirituel président de Brosses, dont les Lettres écrites SItatie offrent à la fois tant d'esprit et un si haut intérêt documentaire, sans compter celles oii il réplique à Voltaire, d'une si bonne encre (pp. 199, 209, 210, 212, 217, 219). Turgot, au contraire, sorti, lui aussi, des rangs de la magistrature, se fait plus estimer, comme Daguesseau, par sa sagesse que par son style; mais on reste un peu étonné que la hardiesse de ses idées n'ait pas plus échaufTé sa correspondance (pp. 338, 339, 345, 347). Le marquis d'Argens fournit un intéressant supplément aux impressions de voyage de Voltaire et des autres missionnaires de l'esprit français à Berlin (p. SIO sqq.).

Enfin la correspondance des politiques se cl6t tragiquement, comme le siècle, par ces billets de Camille Desmoulins, qui

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