Quant au détail des vers, la compagnie se le réserva
5. Il appartient à la bibliothèque Nationale où il figure sous le n° Y. 5666.
6. Le premier mot d'une de ces apostilles est de sa main. On y lit i ntre autres notes : « L'applaudissement et le bhïme du Cid n'est qu'entre les doctes et les ignorants, au lieu que les contestations sur la Jérusalem et le Pastor Fido ont été entre les gens d'espi it. »
premier médecin, et approuva l'ensemble, mais en exprimant le vœu « qu'on y jetât quelcjues poignées de fleurs. » Pour lui complaire, on confia le manuscrit à MM. de Serizay, de Cérisy, de Gombaud et Sirmond, qui eurent ch.rge de le polir. Ils s'en acquittèrent avec tant de zèle qu'après la lecture des premièies feuilles, Son Eminence les jugea cette fois « trop ornées », et suspendit l'impression. Enfin, au bout de cinq mois consacrés à des retouches que contrôla de près ce ministre « qui avoit toutes les affaires du royaume sur les bras et toutes celles de l'Europe dans la tète* », la rédaction de Chapelain mérita son agrément.
Dans l'intervalle, la guerre s'était ralentie^. Toute polémique fut même arrêtée court par une lettre que Boisrobert adressait à Mairet, le 5 octobre 1637, sur l'ordre de Richelieu. Ce document prouve, à n'en pas douter, qu'il ne cessa jamais d'avoir l'œil et la main dans les intrigues que son secrétaire appelle par euphémisme « des contestations d'esprit agréables et des railleries innocentes. » Mais à la veille du jour où le Cid allait être « assez mal mené' » par sentence acadéznique, une volonté souveraine crut convenable d'étouffer la querelle. « Son Eminence, dit Boisrobert, m'a commandé de remontrer à M. Corneille le tort qu'il se faisoit, et de lui défendre de sa part de plus faire aucune réponse, s'il ne lui vouloit déplaire Elle m'ordonne aussi
de vous inl'ormcr, que si vous désirez avoir la continuation de ses bonnes grâces, vous mettiez toutes vos injures sous
f. Relation contenant l'Histoire de l'Acadiimie. PeUisson.
•2. Citons les derniers vers d'un sonnet contre les ennemis du Cid :
Corneille sait porter son vol si près des cieux Que, s'il ne s'abaissoit pour vous combattre mieux, Vos coups injurieux ne pourroient pas l'atteindre.
Voici encore un quatrain curieux :
Toi dont la folle jalousie
Du Cid le veut rendre vainqueur,
Sois satisfait : ta frénésie
Te fait passer pour un vain cœur.
Mentionnons enfin le jur/emcnl du Cid, par vu hourqeoxs de l'arin, marçiuillier de la paroime, in-8. sans lieu, ni date, et l'Epislre familière du sieur ivjayrjl au sieur Corneille.