Acte II, scène ii. C'est imité de Maffeï
In tal povero stato Cime ch' anche il mio figlio occulto vive
(Édition de Vërone 1722, acte III, scôna m.)
492 VOLTAiRE.
changement qui va succéder à ces échappées involontaires d'une sensibilité douloureuse. Car c'est encore la mère qui fait entendre ses imprécations de vengeance, lorsque, abusée par des apparences perfides*, et croyant voir le meurtrier de son cher Égisthe dans l'étranger qu'elle vient d'interroger, elle s'écrie :
Qu'on amène à mes yeux celte horrible victime' 1 Inventons des tourments qui soient égaux au crime; Us ne pourront jamais égaler ma douleur !
La voilà cette scène qu'Aristote proposait, dans sa poétique^, comme un parfait exemplaire de terreur et de pitié. Qui ne frémirait d'une tragique angoisse, quand accourt Narbas, pour arrêter la main d'une mère prête à frapper celui qu'elle aime plus qu'elle-même*?
Cette crise n'a d'égale que la péripétie qui nous montre Mérope trahissant, par l'imprudent aveu de sa tendresse, le fils qu'elle voudrait défendre au prix de sa vie*. Citons les vers qui provoquent ce mouvement :