‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieurs. Nouv. éd., conforme aux programmes de 1880Chapitre 384 sur 411 · J'y trouverai des dieux · texte numérisé non relu

J'y trouverai des dieux

Qui punissent le meurtre, et qui sont mes aïeux.

(Acte IV, scène TV.) Il descendait d'Hercule.

Elle y tient plus qu'à la gloire. Car elle est mère. Il n'en sera pas ainsi d'Egisthe. Il faut qu'il se venge, il tient plus à régner qu'à vivre. Car il est homme*. »

En résumé, l'unité du caractère ne se dément pas un instant. Aussi fidèle à son époux que dévouée à son fils, Mérope excite en nous tous les généreux sentiments qui nous intéresent à la grandeur, à l'infortune, à la vertu, aux plus pures affections^. « Nous pouvons donc, dit M. Saint- Marc Girardin, l'aimer et la plaindre, à notre aise. » Car rien ne gêne, ne contrarie, ne divise ou n'altère nos respects et nos sympathies'.

Égî^the. Le prétendant. — Pour ce qui est des autres personnages, ils ne paraissent que secondaires auprès d'elle, mais ils suffisent à ce que l'action exige d'eux. Égisthe surtout soutient noblement sa double fortune. Si, dans sa condition obscure et précaire, il montre, sans arrogance, une âme supérieure à sa destinée* nous ne sommes point

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