Allons fouler aux pieds ce f>:idre ridicule
Dont artne un bois pourri et jwuple trop crédule.
5. Kllrs ni.t leurs préc-dcnls lyri'iuos d.in» le thcAtie espagnol et chez lei urccs. Le CiJ en olfrait déjà le premier essai.
CORNEILLE. y?
aux chœurs dont l'éloquence se déploiera dans Esther et Atlmlie. Cet essor lyrique est ici d'une convenance parfaite. Au moment où le héros va livrer son dernier combat, il est naturel que son âme se recueille, seule en face de Dieu, pour implorer la force qui assurera la victoire. Cette crise solitaire de la conscience appelait un monologue, et l'alexandrin serait trop calme pour l'effusion du sentiment qui déborde. De là ces stances dont l'austérité claustrale est d'un à-propos frappant.
En résumé, parla régularité de son ordonnance, par des bienséances délicates qui deviennent sublimes, par une onction secrète qui me semble préférable au faste des vertus romaines, par un héroïsme où la nature et la grâce, l'humain et le divin se confondent, un tel chef-d'œuvre justifie ce jugement de Fontenelle : « Je crois qu'après avoir atteint jusqu'à Ciwta, Corneille s'est élevé jusqu'à Poljeucte, au-dessus duquel il n'y a rien ', »