‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieurs. Nouv. éd., conforme aux programmes de 1880Chapitre 7 sur 411 · DoDt la vuguc (ut grande, mais pass.igcrti · texte numérisé non relu

DoDt la vuguc (ut grande, mais pass.igcrti

dans une boutique pour faire raccommoder sa chaussure décousue. Il s'est assis sur une planche, et moi près de lui. Lorsque l'ouvrier eut refait, il lui donna trois pièces qu'il avoit dans sa poche. En sortant, je lui ai offert ma bourse; mais il n'a point voulu la recevoir, ni la partager. J'ai pleuré qu'un tel génie fût en cet excès de misère. »

Au commencement de 1680, à soixante-quatorze ans, il présentait au dauphin, à l'occasion de son mariage, un placet qui faisait appel à ses générosités. On y lit ces vers, les derniers qu'il ait é'crits :

De quel front oseroi-je. avec mes cheveux gris,

Ranger autour de moi les Amours et les Ris?

Ce sont de petits dieux, enjoués, mais timides,

Qui s'épouvanteroient dès qu'ils verroient mes rides;

Et ne me point mêler à leur galant aspect.

C'est te marquer mon zèle avec plus de respect.

Eu 1683 il dut vendre sa maison de Rouen, pour pa3'er la pension de sa fille Marguerite, religieuse au couvent des dominicaines. Son dénùment s'accrut à ce point qu'il n'eût pas laissé de quoi se faire enterrer, sans le secours trop tardif qu'obtint de Louis XIV l'indignation généreuse de Boileau. Deux jours après, Corneille mourut, dans la nuit du 30 septembre au 1" octobre 1684*.

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