‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieurs. Nouv. éd., conforme aux programmes de 1880Chapitre 77 sur 411 · Acte I, bctiie u · texte numérisé non relu

Acte I, bctiie u

Mais de beaux vers ne réussirent point à fléchir le public, dont l'arrêt fut si sévère que, plus tard, Gorneilie n'osa pas rappeler son œuvre, pour montrer ce que lui devait, sans le dire, son rival, l'auteur d'Androinaque.

Œdipe, 1659. — Sous le coup de cette chute, il se tint éloigné du théâtre pendant six mortelles années, mais non sans espoir de retour. Aussi s'empressa-t-il de répondre aux avances de Fouquet, lorsque les libéralités de ce concussionnaire généreux l'invitèrent à marcher sur les traces de Sophocle, et à traiter le sujet d'Œdipe*^. Il était bien périlleux. Car le goût du temps n'admettait ni la simplicité de l'antique légende, ni l'horreur de son sinistre dénoûment. Gorneilie ne le comprit que trop; et, pour a:ccommoder sa fable à un parterre parisien, il imagina ce qu'il appelle « l'heureux épisode des amours de Dircé et de Thésée*. » L'événement ne démentit pas ses espérances : car la pièce réussit par ces galanteries mêmes qui corrompaient la pureté des sources antiques. Ainsi transformée, la tragédie tourne à la comédie. On croirait entendre Sosie, lorsque Thésée, persuadé que Jocaste est sa mère, vient lui apprendre par ce dialogue que son fils est retrouvé :

JÛG.VSTE.

Vous le connaissez donc?

IIIÉSÉE

A l'égal de moi-mômc.

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