r.lcnfilf (lit, en parlant il'Aloxandre
Pour venir jiisqn",'i moi ses sotipirs einlirasés So font JMiir au travers rieticux camps opposés.
connu pour Alexandre. Et à qui s'en rapportera-t-on qu'à un Roi dont Ja gloire est répandue aussi loin que celle de ce conquérant, et devant qui l'on peut dire que tous le? peuples du monde se taisent, comme l'Écriture l'a dit d'A lexandre ? »
Ces allusions s'étalaient avec le même excès de flatterie dans les œuvres des artistes. Lebrun ne songeait-il pas à Louis XIV, quand il représentait si majestueusement le vainqueur d'Arbèles laissant tomber, du haut de son cheval de bataille, un regard clément surun ennemi supplianfî Racine n'était donc ici que l'interprète des courtisans dont la louange donnait le ton à l'opinion.
Tel est le secret d'une vogue qui soutint pendant vingt ans la fortune de cette tragédie dépourvue de beautés originales. Elle ne disparut qu'aux jours de revers, parmi des tristesses qui eussent fait un trop douloureux contraste avec les souvenirs d'un règne si brillant à son aurore.
Porus. Les exemples de Corneille ', noblesse, éléganee €lu Style. — Nous ne dirons rien des rôles secondaires sinon qu'ils procèdent du Cyriis et de la Cléopâtre. Mais Porus mérite l'attention. C'est même une faute que la supériorité de cette figure : car elle a le tort d'éclipser celle d'Alexandre qui devrait dominer toutes les autres. On ne lui refusera pas du moins un air de grandeur dont l'effet serait plus sûr encore s'il ne s'y mêlait pas des bravades de capitan, par exemple lorsqu'il s'écrie:
Et qu'on dise partout dans une paix profonde : Alexandre vainqueur eût dompté tout le nioiule; Mais un roi l'attendoit au bout de l'univers, l'ar qui le monde entier a vu briser ses fers *.
La veine est encore plus franche en d'autres tirades où s'annoncent la variété, le nombre et la justesse delà diction unie à l'élévation des idées. 11 y a certes beaucoup d'entrain dans les vers que voici :
Et que pourrois-je ap|)rendre
Qui m'abaisse si fort au-dessous d'Alexandre?