PREFACE
iiients sur l’exercice de la médecine à Rome. 11 est présumable que, dès les premiers temps, il dut exister des chirurgiens lors des nombreuses guerres qui suivirent de près la fondalion de Rome ; mais on ne trouve sur ce sujet aucune mention se rapportant à une époque antérieure à l’année 535, et tout au plus à l’année 301 après la fondation de la ville. Aucun médecin romain n’a laissé d’ouvrage qui puisse nous éclairer sur cette question. Celse et Pline sont les seuls auxquels on puisse recourir ; mais ils ne nous fournissent que des renseignements à peu près insignifiants. Des indications plus nombreuses, sinon plus exactes, nous sont fournies par quelques auteurs étrangers aux sciences médicales ; ils donnent sur la pratique de notre art des détails que nous avons cru devoir rassembler dans ce livre, pensant qu’ils pourraient être de quelque intérêt pour nos confrères. Ce qui nous confirme dans cette pensée, c’est que le goût des études littéraires a été de tout temps en faveur auprès des médecins; l’utilité et la nécessité de ces études n’ont Jamais été contestées par eux, et nous en
PHÉFACK.
avons eu récemment la preuve dans les manitéstations sympathiques qui ont accueilli le rétablissement du baccalauréat ès lettres.
Ces heureuses tendances du corps médical nous
font espérer que ce livre sera bien accueilli, non à cause des qualités qu’il pourrait avoir, mais en raison de l’intention qui nous a conduit à le composer.
Jules ROUYER.
Paris, J 4 août 1859.
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