‹ Études morales sur l'antiquitéChapitre 12 sur 71 · Guêtre civiles, 1. I · texte numérisé non relu

Guêtre civiles, 1. I

l'empire, où ces honneurs extraordinaires étaient un peu protligués, ces éloges officiels n'étaient pas rares, car Quintilien dit « que les oraisons funèbres sont une des fonctions de nos magistrats, qui souvent en sont chargés par un sénatus-consulte *. » Pour ne citer qu'un exemple, un grand citoyen, Verginius Rufus, qui avait refusé l'empire, fut célébré après sa mort par Tacite sur le forum dans un discours « qui répandit un nouvel éclat sur les rostres », et Pline ajoute « que ce fut le bonheur suprême de cet homme de bien d'être loué par le plus éloquent homme du siècle, laudator eloquentissimus *. » Ces discours prononcés sur de pareils personnages par de pareils orateurs n'ont pas dû être médiocres, et si, chose que nous ignorons, ils n'ont pas mérité l'admiration, du moins furent-ils admirés par les contemporains.

S'il faut en croire un savant allemand, M. Huebner ', nous possédons sans nous en douter une oraison funèbre romaine, VAgricola de Tacite. Selon ce savant fort ingénieux, mais un peu téméraire, Tacite, retenu par des fonctions publiques dans une lointaine province, ne retourna à Rome que quatre ans

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