‹ Études morales sur l'antiquitéChapitre 3 sur 71 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

Dans ce volume, V Eloge ftinèbre chez les Romains laisse voir quel sentiment civique animait les grandes cérémonies funéraires en un temps où Rome, naïve encore et peu lettrée, avait déjà la conscience de sa grandeur future. Le philosophe Carnéade à Rome nous fait assister au premier éveil de la curiosité philosophique et de la science morale chez un peuple qui jusque-là n'avait été que politique et guerrier. Les consolations dans rantiquité permettent de se figurer les entreprises ou généreuses, ou ridicules de la philosophie sur la douleur. L'examen de conscience mot en lumière les désirs de perfection intérieure qui s'étaient emparés de certaines écoles. Enfin, au moment où la philosophie et l'ancienne religion sont aux prises avec le christianisme, on voit par deux illustres exemples ce que pouvaient être un chrélien devenu païeri et un païen devenu chrclien.

A de telles études ne convient pas l'appareil de l'érudition. On ne peint pas les âmes avec des gloses. Sans doute un auteur, en ce sujet comme en tout autre, doit observer les règles

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