‹ Études morales sur l'antiquitéChapitre 66 sur 71 · Vie de Vempereur Julien, par Tabbé de U blaUrie · texte numérisé non relu

Vie de Vempereur Julien, par Tabbé de U blaUrie

280 UN cnnuTiEN devenu païen

Si rhistoire n'offrait jamais que les mômes scènes d'intrigue et d'ambition, elle ne mériterait vraiment pas d'être étudiée. C'est à saisir la différence des caractères et des hommes qu'elle doit mettre son soin et son intérêt. Julien est tout autre chose qu'un général rebelle qui en grandissant veut faire violence à la fortune; il ne doit pas être confondu avec tous les chefs d'armée qui dans la Gaule se sont fait proclamer empereurs. Il était peut-être dans son caractère de craindre autant que de désirer la couronne. Déjà, quand à Milan il fut créé césar, on remarqua son air soucieux, son secret effroi au milieu des fêtes, et, quand il dut monter à côté de l'empereur sur le char triomphal qui les ramenait tous deux au palais, on l'entendit murmurer ce vers tragique d'Homère, qu'il s'appliquait à lui-môme : « La mort l'a couvert de pourpre, et la puissance du destin a mis la main sur lui. i^ Il recule devant sa destinée, il faut qu'il se gourmande : « Toi qui veux être un homme, un homme fidèle à ses devoirs, tu priverais les dieux de ta personne I est-ce là servir les dieux?i Plus tard, après une grande victoire remportée en Gaule, à ses soldats qui une première fois lui donnent le nom d'auguste, il répond sèchement et les fait taire. Plus fier encore qu'ambitieux, cet élève de la philosophie, qui regardait la royauté comme un sacerdoce, semble avoir redouté longtemps les

hantes re^oosabOiiés du pc^sToir Boprècote. coxmoe font les rêreors épris de ftexi&eliQDf idésJ^.

Ce ne sont pas des pensées ootummiieis qui s'agitaient dans cet espnt â la lois étxapge et ooble, alors enfenné dans ce palais des 7>t^r»8«i(i dwt x^otu^ avons aïoore les roioes sous les yewL Pour aou)», nous n'apercevons jamais ces routes ouvertes pat* 14:^ temps, où Tceil da passant pénètre, safif^ iioui!^ repi'6 senter le grand prince qui jadb les r^mplii^bait d<^ ses travanx et de ses méditations solitaires. C^ 4<^ là que Fayonna pendant quatre ans dans tout<:^ U Gaule TinËitigable activité du j^uo^ eéi>ar, qa<^ h'-x vigilance contenait an loin les U^rt^Hr^iH, qu<^ v^n intraitable probité épouvantait 1^ <:<ja<*Mmiomniir*t^ et les spoliateurs officiels, que sa jU)*ti<;e (^f>;;ut (/^rtout régner le droit. Cest vers ce simple p^^lai^ qu<; se toumai^it Tadmiration et la rH/^*/mtmh^mi**Ài ^Ut^ Gaules, et que nos ^mcJ^en oui envoy^^ Ush yi'i*^ mières bénédictions qu'ite aient st^in^i^*/^ k mii prince. Les détails épan» dans lei$ UhUjin^ 'Us U^hifH nous permettent de nous figurer tsn^/mi <M;t inU,rieur austère. Voici la cliarnbre U-^ujour^; «i*im Um l'hiver sous ce climat p^^urUnt hi rtif/f^it^'**^' pour un Grec et un Oriental ; voici la VMh ou l'on imî w^r vit iamais que la nourriture du t^^A'Uii, 1'; lit <;<>//»'

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