L VHI
l'éloge FU3ÉBSE CHEZ LEï> ROIAOS 19
si je me disais issa de M. ToIIias, qni était patricien, et qui fdt consul dis ans après Texpolsion des rois '. » Chose assez plaisante, Cicéron. deux pages plus haut, Eût volontairement on pareil measonge, lorsque, s'adressant à son ami Brutus, son înterlo* cuteur, il lai dit : c Brutus, qui a chassé les rois, est le premier auteur de ta race. » Ccéron savait fort bien que son ami était de famille plébéienne, et, menteur à son tour comme une oraison fimèbre, il falsifiait 1 histoire pour faire un compliment. Du reste, ces aller., tions de la vérité historique n étaient pas toujours réprouvées. Pline TÂnden est d'avis que placer parmi les images de ses ancêtres des héros qui n'appartiennent pas à votre maison, attri* buer ainsi à sa famille des exploits sur lesquels elle n'a aucun droit, cela marque un beau naturel ; c'est montrer qu'on estime la gloire, c'est rendre un hommage à la vertu : Etiam merUiri darorum imagines erat aliquis viriutum amor *. Cet hommage malheureusement ressemble beaucoup trop à celai que, suivant le proverbe, l'hypocriâe rend à la vertu, on à celui que le vol rend à la prc^riété d'au* trui.
Il y avait dans ces discours funèbres d'autres mensonges, ceux-ci plus innocents, poisqu'LLs ne