LES ARTS ET LES LETTRES AUX ÉTATS-UNIS
que par les proportions qui sont généralement colossales. On retrouve cependant dans quelques villes d'anciens édif fices qui ont une valeur historique : à New-York, par exemple, le City-home^ qui est un monument élégant et gracieux ; à Philadelphie la State^unue^ où fut signée la fameuse déclaration de l'indépendance; à la Nouvelle-Orléans une vieille cathédrale et THÔtel-de- Ville.
Ces constructions, qui datent d'avant l'indépendance, ont un caractère tout à fait particulier, et sont bien supérieures à toutes les pâles imitations du Parthénon et autres temples grecs dont l'ère de la liberté a doté les Etats-Unis.
Maintenant disons-le, et avec conviction, ce n'est point la forme du gouvernement américain, ce n'est point le caractère des populations qui sont antipathiques au progrès des lellres et à la culture des arts.
Aux obstacles que nous avons déjà cités, nous pouvons en ajouter d'autres.
Le premier et le plus sérieux de tous est l'œuvre même que le peuple américain a reçu mission d'accomplir, œuvre de conquête pacifique mais sans haleine. Or les arts sont un besoin pour les nations arrivées à l'apogée de la civilisation, et qui peuvent alors, même au milieu des troubles et des désordres passagers, les voir fleurir et prospérer en-
1 LES DEUX AHÏ'.RIQDKS.
«m; mais ils seraient una entrave pour celles qui doiven chtque jour Iravailiur à répandre colle civilisation; qu ont devant eUcs et tout autour d'elles, des déserts à peu pler, des notions nouvelles à initier uui bienfaits d'um libârlti régulière.
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CHAPITHE VI.
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