‹ Études morales sur le temps présent (volume 3)Chapitre 42 sur 56 · GO AHEAD AND NEVER MINDI · texte numérisé non relu

GO AHEAD AND NEVER MINDI

la YAPBURy appliquée à la navigation , aux routes et aux ateliers, et la télégraphie ; c'est-à-dire sur deux puissants moyens pour les hommes de se réunir, d'échanger leurs pensées, soit par la parole, soit par la plume, soit par l'imprimerie, soit par des signes de convention; de multiplier enfin leurs forces au delà de la répartition faite par la nature.

Toute l'activité, toute l'intelligence des Américains s'est appliquée à développer et à perfectionner les services de la vapeur et de la télégraphie, comme base de leur grandeur industrielle, commerciale et maritime.

Une condition a laquelle ils n'ont pas manqué, c'est de joindre le bon marché à la célérité dans les moyens de transport; — chose que Ton ne peut pas ou ne veut pas comprendre en France, et qui est pratiquée en Amérique sur une large échelle. Tout le succès est la. Commercialement parlant, il faut, pour qu'il y ait avantage réel et immédiat, que le rapprochement des distances so combine avec la modicité des prix dans le transport, sinon le bénéfice qu'on recueille d'une main s'en va do l'autre.

Nous avons fait tout le contraire des Américains. Chez eux, les besoins et les intérêts se prélent une mutuelle assistance. Les chemins de fer, avec des tarifs très-bas, ont appelé a eux les marchandises, et ils ont stimulé ainsi l'industrie en mettant à sa disposition de nombreuses voies do communication ; ce qui est, en effet, l'âme et la vie de l'industrie. La production s'est montrée reconnaissante en se servant largement des chemins de fer.

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Lu Américains, en outre, se dépIccHit trèt-voloaiÏMi et voyagent aisément. Lei chemins da ttr ont •nlraMii et développé ce goût, par )a modicité de Uon prix et far la facilité des moyens de transport.

Ainsi, psr exemple, je citerai la ligne d« BosIod i Worcester: 470,000voyag8ur« ont produit, en iSfil, 1 ,468,919 francs ; cela met le prix moyen du voyage à 3 fr. I £ o. environ pour uD pareouN de 44 milles; soit un peu plus de 7 centimes par mille, ou pas même fi untimaa par kilomètres. Pour les marchandises, la proportion ait la même et met le transport du tonneau i 17 cenliuui i/% par mille; soit environ 11 centimes par kilomèire et par toone.

Avons^nous compris, avons-nous bit cela en Fraoeaf Non.

Au lieu de procéder k la fa^n américaine, psr ëeoDoaiia et par simplicité, pour la construction première des ehftmins de fer, on a a^i à un point de vue de luxe et de m^ gnilicence ; el pour couvrir de grosses dépenses, on ■ cru Taire une belle aiïaire en recourant i de gros tarifo; — seconde faute, — Car on trouvera plus aiaémeoi cinq voyageurs payant 3 francs chacun qu'un seul payant 10 francs.

En résumé, les Américains créent leurs voies ferrées dans l'intérêt du commerce et du pays tout entier ; noua avons édifié lee nttlres pour la commodité des gens qui aureiwt le temps de voyager par des moyms moins rapides. Et, chei nous, ce que le commerce peut gagner sur le temps avec ce mode de transport, il le rend d'un autre cdlé, par l'élévation des tarifs. La oonsommaleHr

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