‹ Études morales sur le temps présent (volume 3)Chapitre 43 sur 56 · GO AHEAD AND NEVER MIND · texte numérisé non relu

GO AHEAD AND NEVER MIND

paye la différence ; mais les cbemins de fer ne bénétieienl pas, attendu qu'ils transportent à peine le dixième des marchandises qui leur reviendraient de droit. C'est une industrie, à proprement dire» en enfance, obez nous, et qui ploie sous le fardeau des habits couverte d'or dont nous Tavoni chargée.

11 faut tout dire : ai les has tarib produiaont dea reeslles médioeraa aux Élat64JniSy ces reeettea eonstituent cepentdant des hénéfiees assez élevée, par eelte raison que les dépenses d'installation sont infimes.

Le eiel, sous ee rapport, a favorisé singuliirament les Américains, et l'économie leqr est plus facile qu'à nous autras. Aux portes de chacune de leura villas, ils ren-» contrent le désert, d'immenses forêts ou des terres vagues» Personne k léser, aucun droit de propriété à racheter, et la facilité, praeque toujours, de se tailler dee roules an pleine nature.

Loin de nuire k qui que ce soit, ces chemins, en s'en» fonçant dans le désert, y apportent la civilisation, mer*quent la place des villes, posent, pour ainsi dire, les prd« roières pierres d'une foule d'usines qui profitent de leur voisinage pour se développer rapidement, et pour ejou*»

140 LES mVX AHÉHIQDBS.

1er des fleurons i la couronne îndaBlrielle déjà si rictie de

l'Amérique.

On s'explique done l'inlérét que les Américains ont i multiplier leurs chemius de fer et le nin qu'ils apportent à perfectionner leurs agents de looomoiion. U, le travailest incessant ; les découvertes, les amélioralions sont perpétuelles. U ne se passe pas de jour sans que des expériences nouvelles constsieni un progrès dans oe but iDfaligable de diminuer le temps et d'annuler les distau».

Le plus grave obstacle que l'industrie des voies de 1er devait rencontrer aux États-Unis était l'immensité de fleuves. Nul travail humain ne pouvait assez sâremeni franchir ces largeurs océaniques, el il allait se trouver une solution de continuité et une halle qui retarderaienl la rapidité des communications et l'échange de la pensée.

Hais le GO ahead veillait sur l'industrie américaioe.

Li donc où les efforts du chemin de fer expirent, U vapeur, transportée dans un autre corps, vient à son secoure; et les steamJxxUs sont les ponts qui servent à relier d'une rive à l'autre les tronçons coupés par le courant d'un fleuve.

A l'arrivée de chaque convoi, un bateau à vapeur ttcueille instantanément marchandises et voyageurs, cl va déposer le tout sur la Hve opposée, ou les locomotives tout allumées sont prétest se mettre en roule. Il n'y a pas d'interruption dans la course, pis une minute de perdue. On roule les wagons chargés, du chemin de fer sur le bateau, du bateau sur le rail. Viendra un jour sans doute où l'on chargera sur les bateaux la locomotivo et les wagons. Je

GO AHKAD 4lfP NCVEd PflNDl Ht

n'en désespère |uis, tani j'ai foi dans la uo 4BBao, Cesara bien au prix de quelques Accidents i mM bast ! Nnvii mind! Et on peeororoeneera jusqu'à oa que. Ton réuwiasQ.

Les Américains ont épuisé, dnns toute h rigueur du poeaible et du praticable, oette question viuile pour le com^ merce et pour l'industrie d'un payi^ : la célérité des échangea et des communications. La vapeur a donc revAlu touiea les formes et toute» les enveloppes*

Fauujl énumérdl* tous eea «/^nifrooM qui» chaque jour, parlent de chaque ville de l'Union ei se croisent dans tous les sens? on n'en finiriit pesl A. la Nouvelle-Orléans, point central du commerce de tout l'ouest des États-Unis, où aboutit par l'Ohio, Cincinnati, et par le Missouri, Saint- Louis, à la Nouvelle-Orléans, la dernière halte de tous les mouvements de ces deux grandes rivières et de l'immense Mississipi , à la Nouvelle-Orléans, dis-je, on compte près de 1,200 steamers.

Le mouvement mAritimc à Vdpour des Américains dépasse à lui seul la mouvement unAlogue de tous les imys du continent ensemble.

Il sufHt, en tout pasi da suivre le travail des chAutiers de New-York pour Avoir une idée do cette fécondité maritime <ics ÉidtsrlJniii* Il ne se passe pasdatiomaino» on

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effet, qu'on ne mette à l'eau deux ou troi» v>pe«r«, »&« compter les bâtiments i voiles. Et, ee qui n'est pas seim étonnant, e'esW la hardiesse, je dirai l'audaee de ees coostructions. 11 y a unedixaine d'années, on reganbii «a aavira de 1 ,000 tonneaux comme un phéDoméoe, pour aioM dire. Chaque jour les Américains ont augmenté les proportions de leurs navires, et aujourd'hui tout bêtiinani aodessous de 1 ,000 tonneaux est considéré par eux bagatelle. Le tonnage de leurs navirss varie, en de 1,000 i 2,500 tonneaux , et la charge de lenrs oavirv** dépasse de beaucoup cotte jauge officielle, dont les Amf^ ricains s'affranchissent prfaitement en donnant i len«^ constructions cette élévation colossale qui nous étonne lar t Cela s'explique : la douane ne mesure les bttiroenis i|«'fr longueur et en largeur; les Américaine raltrappem u.* la hauteur. Ce n'est pas les dénoncer que d^ dévoiler ruse : on tolère tant de chpses aux États-Unis !

In dm oitôs «aillants encore du caractère indusinel Am«*ricains, c*e^t la facilité avec laquelle iU acnrpsg i : toute espèce d'invention, de progrès» même à Têut d'oon bre ou de pruMème. Pour peu qu'ils y entre%oienl ur^* puH«ibilité d'application, une apparence de néreMié, i** s'en emparent immédiatement et commencent rêpranvr

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A la moindre lueur de succès, l'idée gagne toutes les têtes avec la rapidité de l'éclair ; le feu rois à Ja traînée de poudre court par tout le sol.

On ne doute jamais dans ce pays-là et on se décourage rarement; on ne repousse rien, on tente tout; et ce qui par hasard réussit un jour dans un espace de trois pieds carrés, dés le lendemain est généralisé par toute TAmé-. rique. Surtout on ne perd point de temps en expériences infécondes et stériles.

Ne vous étonnez pas si un jour vous entendez dire qu'il est tombé au Havre un ballon parti la veille ou l'avant-veille de New-York. J'ai l'idée que ce sont les Américains qui trouveront le mot définitif de la navigation aérienne — si le problème est soluble.

Ainsi ils ont fait pour la télégraphie électrique; et les mêmes faits qui se sont produits à propos de l'application de la vapeur aux chemins de fer et à la navigation se reproduisent ici. C'est-a-dire que l'exploitation de la télégraphie électrique s'est popularisée immédiatement et s'est mise, d'un jour à l'autre, au service de tous les intérêts et de tous les besoins. C'est là d'ailleurs, en Amérique, la condition sine quâ non de l'adoption de toute idée utile : — il faut qu'elle serve au bien-être, à la prospérité de tous.

L'électricité, appliquée à la télégraphie, a joué et joue un tel rôle en ce moment aux Etats-Unis, qu'elle est en vérité l'expression la plus haute et la plus avancée de la puissance des Américains en matière d'initiative. Jamais, chez aucun peuple, une branche quelconque d'industrie

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n'a d'un bond touche si loin tut limilss du potriMe de C8 possible i l'impossible, de cMte ludaee I !■ Mît cette application pratiqua à la thdorie wl ddlin, il n qu'un pas. Jamais ce magique oo taskOt qui i tant tt'6tait encore arHvë i Aé si merreilleux i^VeSi qui songer, par exemple, ei séHeUsetnettti è fiiirt IriTi rAtlaillil}Ue par le tél^phe. Un Journal anglais, paHanl des i<6siiltâu oblbnuH fit la 0{I^M|tbiB Alectr aux Etats-Unis, y a joint l'épilhèle d« phtaonri L'ekpi'sssioil est juste et tn#iléà.

Ayant pout «rnlBs la rapouf apftllqiMe ft )i aHVi|itia auit chentlns de 1er, et la (ël^|tbie établie sur bases atiîsi lai^s, on con^t aisément A quels somme commerce et l'induslHe peuveflt alleindre auk £tats4]

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