X AVANT-PROPOS
de cette étude des idées morales des anciens n'en est pas moins réel et significatif. Les questiofts se renouvellent, les solutions prenaient un autre tour et se revêtent de nouvelles formules^ mais les problèmes restent au fond toujours les mêmes. On dirait que Vesprnt humain écrit sur un palimpseste : // suffit de gratter un peu à la surface les productions d'une époque, pour retrouver à moitié effacés les caractères de l'âge précédent; souvent même il y a coïncidence parfaite.
Pour n'en donner qu'un exemple, les doctrines matérialistes et athées qui essayent aujourd'hui d'étouffer l'enseignement chrétien d'où est sortie notre civilisation, se retrouvent presque mot pour mot dans le poème de Lucrèce. Les prétendus novateurs ne font que répéter en vile prose les sophismes que le poète désespéré des derniers temps de la république î^omaine a développés dans des vers impérissables. Cicéron nous offre l'image de l'hoiinête homme qui oscille entre les coyiseils de la sagesse et les suggestions de son amour -propice. Horace hésite entre la vertu et la volupté.
Tite-Live et Virgile demandent à l'étude un