Corr. de l'erse, 26 août
quement les propositrons de son gouvernement. Le schah est disposé à s'en remettre à la médiation de Napoléon, qui s'exercera à Paris entre l'ambassadeur russe Tolstoï et l'ambassadeur persan Asker-klian. Et Mirza-Chefy écrit en ce sens à Champagny : « Voici le temps où les engagements que Sa Majesté a contractés avec notre gouvernement doivent recevoir leur exécution. » Il demande qu'une négociation soit ouverte à Paris sur celle base que chacune des puissances contractantes rentrera en possession de son ancien territoire. En allendanl, im armistice va élre négocié à Téhéran entre Gardane et le lieutenant-colonel de Wrede. Il sollicite une réjwnse rapide, et « la prompte guérison du mal de l'attente' ».
Un armistice d'un an fut en eflcl sigiu- (jiichjuts jours après par Gardane et de Wrede. On dirait la réj>élllion exarlc de ce qui se passait en Turquie quelques mois auparavant.
Le (\ août, le chancelier Roumiantzov écrit à Goudovitch : l'Empereur de Russie refuse de ratifier un armistice d'un an, beaucoup trop long; il laisse le général juge du momeiil opportun pour reprendre les hostilités. Il refuse aussi d'admettre la médiation de la France et la négociation ;\ Paris, à cause des trop grandes distances : cela a été réglé à Saint-Pétersbourg avec l'ambassadeur de France. Il n'admet pas la moindre discussion sur la question de la Géorgie, (pii est possession russe. Des prétentions avancées par la Perse sur cette province, l'empereur Alexandre est en droit de conclure que le dessein de la Perse est de continuer la guerre, qu'elle ne demande une trêve d'un an que pour réunir contre les troupes russes des forces qu'aujourd'hui elle n'est certainement pas en étal de leur opposer. II est évident (|u<l'intérêt de rEm|)ereur est de ne pas le souffrir. Il préfère dune autoriser Goudovitch à continuer la guerre, plutôt que de la suspendre un an |)our dire obligé alors de la reprendre avec désavantage *.