‹ Études NapoléoniennesChapitre 31 sur 177 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

transiger et à obtenir avec des bassesses des conditions plus douces. Les batteries que je me suis efforcé de faire faire ne sont pas achevées, et j'ai l'air d'être ici le seul intéressé à la défense de la ville. Votre Kxcellcncc ne peut se faire une idée de l'insouciance qui a régné jusqu'ici ; à cette insouciance invincible a succédé la crainte. » Et il ajoutait : « Le (îrand Seigneur souscrira à toutes les conditions qui lui .seront imposées. Non seulement on me donnera l'ordre de quitter Constantinople, mais, si les Anglais le désirent, on me mettra aux Sept Tours. » Cej>endant, dans la même dépêche ', il exprimait sa confiance en t<nis les ministres, et notamment le reis-effendi, « qui depuis qucltpic temps se conduit d'une manière digne d'éloges et avec lequel je suis dans les meilleurs rapports ».

11 semblait bien en effet que les Anglais eussent alors la Porte à leur merci.

« La situation de Constantinople était vraiment critique, écrivait quelques jours après un comte polonais témoin de CÇ8 événements* ; dix pièces de canon n'étaient pas en état de tirer; une seule batterie était à moitié failo, et, il faut l'avouer, si les Anglais eussent profité de ce premier moment pour s'introduire dans le port, ils auraient pu détruire l'escadre turque et les établissements maritimes. » C'éliiit aussi l'opinion de Sébastiani : « 11 ne faut point dissimuler que les Anglais ont été au moment de tout obtenir cl que, s'ils avaient tenté un coup de main sur le |>ort le lendemain ou le surlendemain do leur arrivée, ils n'auraient [)as eu à essuyer le feu de dix pièces de canon cl s'y seraient établis sans difficultés'. » La flotte turque, composée de deux vaisseaux ù trois ponts, de sept vaisseaux de 7/1, de six frégates, six corvettes et deux chaloupes canonnières, était à sept lieues de là, h la sortie du Bosphore vers la mer Noire ; les Anglais

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