‹ Études NapoléoniennesChapitre 52 sur 177 · Cf. P. Gautier, Jtf'"" de Slail et Napoléon, chap. xii · texte numérisé non relu

Cf. P. Gautier, Jtf'"" de Slail et Napoléon, chap. xii

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complètement à d'autres soins : la tête toute pleine d'états de vivres et de. troupes, de plans de campagnes, il traite de la construction du temple de la Gloire, des moyens d'encourager les lettres, de la création d'une classe spéciale d'histoire et de littérature au Collège de France. Dans la fièvre des opérations de guerre, c'est une récréation qu'il se donne, et ses soucis en face de l'ennemi ne nuisent pas à la netteté et à la pénétration de ses réflexions sur d'autres faits de caractère bien différent.

Il s'occupe, avant la victoire définitive, de la construction de ce temple qu'il veut élever à la gloire de la Grande Armée. Il veut voir lui-même les projets qui ont été primés par la classe des Beaux-Arts à l'Institut. Il veut se rendre compte de tout. Il tient surtout à un aménagement confortable : il veut savoir où l'Empereur et l'Impératrice descendront pour la cérémonie du 2 décembre, s'ils pourront quitter leur voiture à l'abri de la pluie ou de la neige, où entrera et se tiendra le public, où seront notamment les femmes, « qui, n'étant pas partie nécessaire des cérémonies, y doivent être appelées pour les embellir », où l'on mettra l'amphithéâtre destiné aux concerts, la tribune de l'orateur, quelles dispositions on y pourra adopter pour les cérémonies relatives à la Légion d'honneur, combien on y pourra mettre de statues. Tout doit être en marbre, trône de l'Empereur, stalles et bancs ; tout doit y être en effet établi à demeure, sans qu'il y soit besoin de rideaux, de draperies, d'aucune construction momentanée ; car « il faut que, six heures après que l'ordre d'une solennité aura été donné, il soit exécuté' ».

Du fond de la Pologne, il songe à encourager les lettres et les arts : c'est une fonction essentielle du souverain, en régime monarchique. Il institue un prix de 12 000 francs pour le meilleur mémoire qui sera composé sur le traitement du croup. Il écrit à Berthollet cette charmante lettre : « J'apprends que vous cherchez à emprunter 100 à i5oooo francs. Je donne ordre à mon trésorier de mettre cette somme à

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