‹ Études numismatiquesChapitre 16 sur 55 · VIERZON · texte numérisé non relu

VIERZON

+ MARIA DE BRABAN. Croix de Revers ou plutôt d^Auxerre. — «/. DNA. VlRSIOniS. ECU de Brabant.

Denier de billon du poids de 20 grains ^/i. (Pi. Il, n* 12.)

(I) Cetitracle etm'ftwpoonrait, à la rigueur, être une simple imitatimi de oelni qui 86 lisait sur lea momiaies coatemporaîiiee de Bourges. Lés graveurs n'y regardaient pas alors de si près; témoin la légende du denier de Thibault le Tricheur, frappé k Beaugency. (iZev. num., 1846, p. 344.)

(3) Rw. num., 1846, pi. XVn, n<>9. — Description des monnaies seigneuriates de ta eoltecHon de M. F. Poêy-d'Jwmi, p. 453.

(3) Études numismatùiues sur une partie du nord-est de la France, par Gh. Robert , p. 218 , et pi. XVI, no 3.

Marie de Brabant fat dame de Yierzon de 1303 à 1330.

Daby a donné (PI. CIX) nn des«n inexact de cette monnaie, qui est an type des espèces contemporaines de Nevers. (V. VEssai svr la numismatique nivemaise, par M. George de Soaltrait.) M. Cartier en a paUié i^obole dans la Rev. fmm., 1841, pL XV, n« 8.

GHATEAU-MEILLÂNT?

+ M DAME DE SOVLI. Croix cantonnée de la lettre S, an 2«. — B?. MEL CASTRO? Tjrpe chinonnais modifié, comme on l*employait à Blois.

Obole de billon da poids de 10 grains faibles. (PI. U, n« 13.)

Le nom de l*atelier d*où est sortie cette obole est difficile à lire sur la légende de son reyers, qui est un peu coapée, quoique la pièce soit d*ailleurs de bonne conservation. Au lieu de Met Castro (^), on devrait pent-étre y lire Tindication d^une autre des seigneuries de Marguerite de Beaumez, hypotbèse que la présence de la lettre initiale S dans le 2* canton de la croix du droit semblerait autoriser. La découverte d*un exemplaire mieux conservé de cette pièce, actuellement unique, tranchera la difficulté. En attendant, j*ai cru devoir la classer à Cbftteau-Meillant, dont on a d'autres monnaies an nom de Marguerite, et qui est mentionné d'une manière expresse dans le règlement de 1315.

. Le ^pe est la, reproduction de celui des espèces de Guy I^^' de* GbâtiUon, comte de Blois (1307-1342), qui vendit au roi Philippe de Yalois, en 1328, son droit de monnayage.

M. Cartier donne, pi. Y, n*" 9, de ses Recherches sur tes monnaies au type charirain, une obole qui a évidemment servi de modèle à la mienne. Or, comme celle de Guy de Blois est à la dernière empreinte que ce prince ait employée, la monnaie de Marguerite de Beaumei ne peut avoir été émise à Sully, dont son fils jouissait alors. Quelques détails biographiques en fourniront la preuve.

Marguerite, dame de Château-Meillant, veuve de Louis de Beaujeu, seigneur de Montferrand, et fille de Thibaud de Beaumez, seigneur de Mirebeau et de Blazon, se remaria, en 1282, avec Henri III de Sully, qui mourut en 1285, laissant d'elle :

(1) Ghàteau-Meiliant se dirait en latin Castrum Meliani ou MeliaiMU.

1» Henri IV de Sully;

2« Perrenelle, femme, en premières noces, de Geoffroy de Lnsignan, iricomte de ChatelleraoU et de Jamac, et, en secondes, de Jean II, comte de Dreax et de Braine.

Hargnerite ent la tatelle de son fils et Fadministration de ses biens pendant sa minorité. Elle monmt en 1323, alors que Henri étai^ depuis longtemps en possession de son fief de Snlly.

Quoi qa*il en soit, mon obole a ëtë fabriquée peu de temps avant la mort de Marguerite, et vers Tëpoque du règlement de 1315.

Le passage de ce document qui lui est relatif a été fort mal interprété par plusieurs numismatistes, qui n'en ont pas bien étudié la teneur. On y lit en effet : « La monnoie inaDame de Chftteau-Yillain (Château-Meillant), mère au seigneur de Sully. Les deniers doivent estre à iij d. vj grains de loy argent le roy, et de xx s. de pois an marc de Paris, et les maailles de la dite monnoie doivent estre a ij d. xv] grains de loy argent le roy, et de xvq s. ij d. maailles doubles de pois an marc de Paris, et ne pourront faire que le diziesme de maailles; c'est à dire, ixP 1. de deniers et c 1. de maailles doubles, et ainsi vaudront les deniers et les maailles dessus dictes, avainé Tun parmi Fautre, aus petiz tournoiz et ans oboles toumoiz y s. mains la livre que petiz tournoiz, c'est à dire que les xv d. ne vaudront que xij petiz toumoiz. »

Que ressort-il de ce passage, sinon. que la mère du seigneur de Sully avait le droit, en sa qualité de dame de Château-Meillant, de firapper monnaie? — Du fief de celui-ci, il n'en est pas auUrement question. Ainsi, les sires de Sully n'exerçaient pas celte prérogative an commencement du xrv* siècle ; et il est même fort possible qu'ils n'en aient jamais été pourvus, jusqu'à ce queMaximilien de Béthnne, marquis de Bosny, le ministre de Henri IV, eût été autorisé à émettre des espèces à Henricbemon^ J'ai déjà faitremarquer ailleurs que H. F. Poêy-d' Avant s'était trompé dans son Catalogue, p"" 19 de la pi. XXY, en classant à Splly un denier de Henri, deuxième du nom, qui posséda cette seigneurie de 1252 à 1269, tandis qu'il a été fabriqué de fait à Hehun (0-

(i) Lettret à M. €h. Dugast-Matifeux sur quelques monnaies françaises inédites, ip, 174.

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