‹ Études numismatiquesChapitre 17 sur 55 · LIMOGES · texte numérisé non relu

LIMOGES

+ ÂBTVBI YIGECO. Croix cantonnée, an 2«, d'an chàtel à trois tours renversé. — iv. LEHOVIGENSIS. Le champ rempli par les armes de Bretagne et de Bonrgogne.

Obole. Poids: 7 grains. (PI. II, n"" 14.)

Arthur, fils de Jean n, duc de Bretagne, épousa en 1275 Marie, héritière de la yicomté de Limoges, et fille de Guy YI et de Marguerite de Bourgogne. Il devint duc de Bretagne en 1305; mais déjà, depuis 1301 au moins, il avait cédé Limoges à son fils atné, Jean.

— hK. DYX BRITONYM. Type tournois surmonté d'un fleuron. — «. + VICEC. LEMOVICE. Croix pâtée.

Denier de très-bas billon, du poids de 14 grains Vs« (PI- U, no IS.)

Charles de Blois s'empara, en 1341 , de la vicomte de Limoges, que lui avait donnée sa femme, Jeanne, comtesse de Penthièvre, nièce du duc de Bretagne Jean IIT, laquelle s'était déclarée héritière universelle de ce dernier, en sa qualité de fille de son frère Guy. Hais il ne jouit pas paisiblement de ses nouveaux états, et l'on sait quelles terribles guerres civiles ses prétentions suscitèrent entre lui et Jean de Montfort, autre frère du duc.

La pièce que je publie dut être frappée peu de temps après sa prise de possession de la vicomte. M. A. Barthélémy a donné dans la Revue numismatique de 18^7, pi. XV, n» 4, une monnaie, frappée pour la Bretagne, qui a de la ressemblance avec la nôtre, sauf que la place des types est intervertie.

TURENNB.

-f B. YICECOMES. Croix cantonnée de deux annelets, an 1*' et au 4*. — 9?. TVBENNE. Dans le champ, un A au centre de deux croissants et de deux annelets placés symétriquement en forme de croix.

Obole. Poids : 12 grains forts. (PI. II, n*" 16.)

M. de Gourgue a publié le denier dans la Rev. numism,, 1841, pi. XI, n<> 10. Ces pièces, du premier tiers du xui« siècle , sont venues après celles figurées dans Duby, pi. XGII, dont le type

est une imitation exacte de celai des Eodes de Umoges. Elles me paraissent donc SToir été fabriqnées sons Raymond III on Raymond lY. Quant à la lettre A du reyers, elle est pent-étre un sigle qu'avaient ajouté les abbés de Reaulien, propriétaires d'une portion des droits de la monnaie de Turenne.

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