‹ Études philosophiques (volume 2)Chapitre 93 sur 211 · o ' de celle · texte numérisé non relu

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leurs raisonnements sont loin d'être concluants. ""^•"■'®-

Que l'elfort musculaire implique une sensation alïérente, le fait n'est pas nouveau, il était nettement

(1) Marinier, lievue pfiiL, février IW4.

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reconnu i)ai- Anipùre en 18U5, comme l'a (Jcmonlit' M. A. Bertrand (1). Aussi bien la question n'est pas là. Il s'agit (Je savoir s'il n'eut que cela, s'il n'enveloppe i)as en même temps une sensation ell'érenle.

Rien de plus vraisemblaljle qu'il en soit ainsi, car s'il n'y a pas d'action sans l'éaction, l'cirort des nerfs sur le système musculaire doit être suivi d'une réaction de ce système, et nous devons éprouver à la fois une sensation d'action et de réaction, c'est-à-dire une sensation à la fois elférenle et ati'érente.

Du reste, la conscience en témoigne. Lorsque je soulève en l'air un poids de 20 kilos, j'éprouve non seulement la résistance venue du membre et du poids soulevé, c'est-à-dire de la périplit'rie vers le centre, mais encore une sensation impulsive qui va du centre à la périphérie, et qui est l'elfort pour soulever le poids. C'est la même conscience qui témoigne de la sensation ellerente comme de la sensation alïérente; si son témoignage vaut pour la seconde, pourquoi ne vaudrait-il plus pour la première? Tronquer ce témoignage i)Our n'en garder (lue ce ijui plaît, ce n'est pas conformer nos théories aux faits, c'est ajuster les faits à des théories préconçues.

Disons- La seconde partie de Targumèntation des pliysio- *'"Ls''* légistes n'est pas plus concluante que la première, a egues. Q|^g^ |gg paralv ti(j ues, nous dit-on, la sensation de l'elfort est abolie par l'abolilion de la sensation alférente ou tension musculaire, donc elle n'est (pie cela. Après les exj)licalions données, l'interprétation de C(' fait ])araîtra fort contestable. La sensation d'action et celle de réaction sont inséparables. C'est le sentiment de résistance à notre action qui nous donne par son contraste le sentiment de notre action. Ainsi l'on

{\) Al. Heiirund. Vs^jchologie de l'effort, p. 86.

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