‹ Études philosophiques (volume 3)Chapitre 19 sur 118 · DE LA SEPTIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA SEPTIÈME ÉDITION

ment dans leur très irrévérencieuse Hisposta à l'Encyclique Pascendi de S. S. Pie X, où ils déclarent expressément ne vouloir plus s'incliner devant « ces idola tribus qui sont les conceptions aristotéliciennes (et du simple non sens) de mouvement, de causalité, de contingence et de fin (1) ».

JNous leur montrerons aisément que ces notions, bien comprises, s'imposent aujourd'hui, comme autrefois, à tout exercice philosophique de la raison humaine, dont elles demeurent le fondement inébranlable, et qu'ils se sont égarés pour n'avoir pas su les comprendre.

D'autre part, comme toutes ces nouveautés philosophiques sont légitimées à leurs yeux par la prétendue nécessité d'une évolution perpétuelle ou d'un perpétuel devenir de l'être et du vrai, dont ils font le postulat premier ou le pivot de toute leur doctrine, — et que l'Encyclique a signalée comme « le point capital » de leur système, — nous en instituerons la critique dès le début de cette Elude.

Enfin, parce que la nature même du sujet que nous allonsaborderesttrès complexe et ardue, nous nous sommes appliqué, — comme il convient à une œuvre de haute vulgarisation, — à écarter tout ce luxe et cette profusion de détails moins utiles, toutes ces subtilités, au moins apparentes, où s'est parfois complue l'analyse merveilleusement pénétrante et sûre de nos grands Docteurs.

Tous les lecteurs cultivés, même les plus novices, — s'ils sont aptes à la philosophie, — pourront donc, sans crainte, en aborder l'étude, et se préparer ainsi à l'intelligence plus complète des chefs-d'œuvre de ces illustes maîtres, dont nous ne prétendons pas remplacer, mais seulement faciliter l'étude.

Une table analytique des principales idées contenues

(1) Réplique des inodernisles. p. 124.

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