II. Tout n'est pas Mouvement : Existence de TÈlre
III. L'Acte et la Puissance ; — IV. Les Forces de la nature ; — V. Nature du Mouvement; — VI. Définition cartésienne du Mouvement.
Existence du mouvement.
H^emën" ^^ première chose qui frappe l'observateur appliqué domine à l'étucle dc la nature, c'est l'existence du mouvement naiiMc. et des changements qui en résultent. S'il lève ses regards vers les cieux, il voit ces globes de lumière qui, nuit et jour, se meuvent avec une régularité inaltérable à travers les espaces éthérés. S'il baisse les yeux sur la terre, tout lui paraît sujet à une alternative perpétuelle de production et de destruction.
Des flots innombrables d'êtres vivants, qui naissent, s'agitent et meurent, se succèdent sans cesse. Aucun d'eux ne peut vivre et subsister sans un mouvement perpétuel d'assimilation et de désassimilation qu'on appelle le « tourbillon vital ». Les êtres inanimés euxmêmes, les vents, les nuées, messagères des pluies et des orages, les fleuves, dans leur course impétueuse vers l'Océan, tous les corps bruts dans leur chute irrésistible vers le centre de la terre, ou dans leurs actions et réactions mécaniques ou physiques, dans leurs attractions moléculaires ou leurs affinités chimiques, lui manifestent l'existence des mouvements et des changements'innombrables qui se produisent incessamment à la surface du globe. Enfin, jusque dans les entrailles de la terre, il peut constater ces forces turbulentes qui parfois la font trembler, soulèvent même au fond des mers des chaînes de montagnes, engloutissent des îlots, et s'exhalent en tourbillons de feu par les cratères des volcans.