CONCLUSION GÉNÉRALE
De ces hauteurs, il a presque entrevu les mystères de la création du monde ; du moins a-t-il affirmé et prouvé que l acte précède ta puissance ; que tout a dû commencer par l'acte et non par la puissance, c'est-à-dire par l'existence développée et non par un germe (1) ; ainsi a-t-il solidement barré le passage à ces théories de l'évolution à outrance, qui font sortir le plus du moins, le mouvement du repos et l'être du néant, sans une Cause première pleinement en acte, ou Acte pur.
Quelque attrayantes que soient ces excursions, et bien d'autres encore dans les pays limitrophes des sciences mécaniques et physiques, nous devons nous arrêter aujourd'hui, car il y a des sommets que nous ne pouvons découvrir encore, avant d'en avoir gravi d'autres.
En attendant, le lecteur nous dédommagerait amplement de nos peines s'il nous rendait bien sincèrement témoignage que le pays à travers lequel nous venons de le promener est vraiment beau et fertile, comme une terre où le laboureur ingrat a refusé de creuser son «illon pendant des siècles ; et que son paysage — aurait-il quelques détails enveloppés dans la brume du matin et quelques bas-fonds encore obscurs, — a aussi des sommets éclatants de lumière, comme il arrive lorsque le soleil de mai commence à monter à l'horizon et s'avance vers son plein midi.
(1) Mêla., 1. IX, e. 8 ; 1. I, c. 7, § 9 ; 1. XII, c. 7. § 9 ; 1. XIV, c 5, § 2, etc.
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