‹ Études philosophiques et littérairesChapitre 2 sur 17 · M. VITET, SA VIE ET SES ŒUVRES. XV · texte numérisé non relu

M. VITET, SA VIE ET SES ŒUVRES. XV

tences, créent une foule de petites ambitions rivales, et subordonnent des questions de principe aux passions particulières; elles ne tardent pas à enfanter les défiances, sources de défections, de trahisons même, et qui finissent, quand on y appelle les classes ouvrières, par les corrompre au lieu de les éclairer. » — Déranger ajoute : « Dans les élections de 1827 contre le gouvernement de l'ancien régime, la Société Aide-toi, le ciel f aidera, qui agissait ostensiblement, a seule rendu de véritables services à notre cause. »

Les élections de iS^21 une fois accomplies, la dissidence entre les éléments conservateurs et les éléments conspirateurs de la Société Aide-toi, le ciel t'aidera, ne pouvait manquer de se manifester ; nous cessâmes de nous associer à son action, et M. Yitet s'en écarta, comme ses amis. A tout prendre, nous avions réussi dans les élections; en janvier 1828, M. de Yillèle tomba victime tantôt de ses résistances, tantôt de ses concessions au parti de l'ancien régime et de la cour. Il fut renrplacé par M. de Martignac ; les alliances comme les tendances du gouvernement devinrent libérales,

non sans efficacité, quoique avec mesure ; mais les partis parlementaires n'étaient encore ni assez expérimentés ni assez unis pour savoir soutenir le gouvernement qu'ils avaient créé ; le cabinet Marti gnac essuya, à propos de son projet de loi sur l'administration départementale, un échec qu'il ne crut pas pouvoir accepter. Le roi Charles X saisit avec empressement cette occasion de se défaire d'un cabinet qui déplaisait à ses routines et à ses goûts, quoiqu'il n'eût pour sa race et pour son trône aucune raison de s'en méfier. M. de Polignac remplaça M. de Martignac. C'était le drapeau de l'ancien régime, expression des sentiments du roi et préface de ses actes. Je placerai ici ce que pensait et écrivait ^I. Vitet dans la Revue des Deux Mondes le l^^ avril 1870, quarante ans après la révolution de juillet 1830 : « Le sort en fut jeté, dit-il : ces ministres nouveaux, dont les noms seuls semblaient une menace, eurent beau d'abord ne rien dire et presque ne rien faire, l'émotion ne se calma point; jusqu'à l'issue fatale, pendant toute une année, la France fut dans cet état de stupeur et de fièvre, dans ce malaise et cette angoisse qui

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précèdent un violent orage. De part et d'autre, la confiance était morte, et la force était le seul arbitre qui désormais devait tout décider. Bientôt la crise alla se précipitant ; les rudes mais sincères et lovales remontrances de l'adresse des 221 de la Cliambre des députés provoquèrent un appel au pays; lorsque, par les nouvelles élections, le pays eut confirmé les remontrances de la Chambre, le roi Charles X, sortant, par ses ordonnances de juillet 4830, de la Charte qu'il avait jurée, lança au régime constitutionnel le fatal défi du pouvoir absolu. Huit jours après, la monarchie relevée en 1814 avait disparu.

» Au lendemain de la catastrophe, que devaient faire les fermes esprits respectueux •envers le malheur, mais fidèles, avant tout, aux institutions libres qu'ils convoitaient pour leur pays ? Ce n'était plus le temps des paisibles études, des controverses spéculatives, des théories philosophiques; fesprit de révolution, ivre de sa victoire, ne se contentait pas d'avoir vengé la Charte, il voulait la détruire; les idées constitutionnelles, les libertés publiques greffées sur la monarchie lui étaient odieuses non moins

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que la royauté même, et il entendait bien s'en délivrer du même coup. Le devoir était donc, pour les libéraux éclairés, de rompre avec cet esprit et de grossir les rangs de ceux que la société appelait à sa défense , et qui , pour s'abriter , venaient d'improviser une royauté nouvelle. Sans doute il eût mieux valu qu'un compromis fût possible, qu'on pût laisser intact le droit héréditaire, le fondement traditionnel du pouvoir, et n'imposer au dévouement du prince appelé à gouverner qu'une charge temporaire, une simple régence ; mais cet expédient, facile en apparence quand on y pense après coup, n'était, au moment même, qu'une pure utopie. 11 faut n'avoir pas vu ces terribles journées, il faut ne pas savoir combien la France, dès que son sort est en jeu, est incapable de se donner le temps de réfléchir et de laisser en suspens, seulement pendant douze heures, sa confiance et son espoir, pour supposer que l'établissement d'une régence royale, c'est-àdire le rétablissement du principe qui venait d'être vaincu, pût être seulement tenté au lendemain des trois journées de juillet 1830... Il n'y avait de possible qu'une résolution sou-

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daine, une situation tranchée, une responsabilité complète, irrévocable. Et ce n'était pas l'ambition d'un homme, c'était le sentiment de la conservation surexcité chez tout un peuple qui se refusait aux demi-mesures et aux atermoiements. Aussi, tant que la sécurité, à peu près rétablie, n'eut pas comme effacé le souvenir du péril social, ce fut à qui remercierait M. le duc d'Orléans de s'être résigné au rôle ingrat qu'il avait dû subir. Le Moniteur est là pour témoigner de ces adhésions qui aujourd'hui nous étonnent, et certaines paroles prononcées devant la Chambre des pairs de 1830 par les plus honorables et les plus dévoués royahstes, démontrent à quel point la royauté nouvelle était l'œuvre de tous et l'œuvre nécessaire.» Après cette judicieuse et légitime appréciation de Tétat des esprits et des faits en 1830, M. Vitet a relevé en 1870, dans la Revue des Deux Mondes, une question bien souvent posée; il s'est demandé si la monarchie de 1830 n'aurait pas dû se faire accepter et consacrer (je ne veux pas dire sacrer) par le suffrage populaire universel, comme le fit en 1851 le second empire. Je pourrais me* conteuter de dire que cette consécration n'a

pas sauvé le second empire de ses périls, et. qu'elle n'aurait probablement pas été plus efficace pour la monarchie de 1830 ; dans l'état actuel du monde et des peuples, les causes de la chute comme de l'élévation des gouvernements sont plus profondes et plus puissantes que les expédients et les apparences par lesquels on tente de les prévenir. J'aime mieux remercier M. Yitet des motifs qu'il donne de notre abstention, en 1830, de toute charlatanerie populaire peu digne du peuple comme du pouvoir. « Nous prunes, dit-il, cette résolution par un sincère et courageux désir de maintenir envers et contre tous, quoi qu'il pût arriver, les droits de la liberté légale. Au lendemain d'une catastrophe, en face de passions déchaînées aussi sourdes qu'aveugles, et que la force seule semblait pouvoir dompter, c'était là une conception hardie, originale, sans exemple dans nos fastes révolutionnaires, et qui fait honneur au gouvernement de 1830. Ce qu'il a dépensé de dévouement, d'intelligence, de généreux efforts pour ne pas tomber dans l'ornière de 1791, pour retrouver, avec l'expérience de plus, les premières traces de 1789, pour soutenir enfui cette périlleuse

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gageure d'une révolution jalouse du droit de tous, aimant la liJîerté même après la victoire, peu de gens aujourd'hui semblent s'en douter ; la France s'en souviendra un jour. »

Ce fut à cette œuvre difficile que, depuis le premier jour jusqu'au dernier, s'associa M. Vitet avec une constance d'autant plus honorable qu'elle n'était suscitée par aucune ambition, aucune passion personnelle; le bien public, la confiance dans la vérité et la fidélité à ses ami^, c'étaient là les seuls mobiles de sa conduite ; il n'avait nul goût pour la lutte et, si dans un salon, sa conversation était toujours abondante et facile, il avait assez peu le don de la parole publique ; le laisser aller de. la méditation et de la conversation libres lui convenait mieux que l'effort de la discussion, et il se plaisait bien davantage dans la contemplation du beau que dans la recherche de l'utile.

Le rôle qu'il remplit toujours auprès de ses amis engagés dans le pouvoir fut celui d'un conseiller, d'un esprit admirablement juste, prévoyant, sagace : tel fut, après la révohition de 1830, le caractère de son attitude et de son influence générale auprès du duc de Broghe,

de M. Duchâtel et de moi-même, ses amis personnels en même temps que ses compagnons politiques.

M. Vitet fut nommé en 1834 secrétaire général du ministère du commerce. Ce ministère était alors occupé par M. Duchâtel, avec qui M. Vitet était lié depuis sa jeunesse d'une ^amitié intime et jusqu'au bout inaltérable. La notice détaillée que M. Vitet a consacrée à la mémoire de son ami en est un témoignage à la fois éloquent et simple, plein d'émotion, sans recherche ni emphase.

Conseiller d'État en 1836, M. Vitet fut, de J846 à 4848, vice-président de la commission des finances ; il avait été élu, dès 1834, membre de la Chambre des députés, par le collège de Bolbec (Seine-Inférieure), et l'y représenta jusqu'en 1848. Il s'acquitta de ces fonctions diverses avec un soin scrupuleux, toujours attentif à bien faire même ce qu'il ne faisait pas par goût, et il y réussissait toujours ; mais il avait trouvé, dès les premiers jours du gouvernemeiit de 1830, sa vocation naturelle, spéciale et efficace. Le, 25 novembre 1830, M. le comte de Montalivet, alors ministre de l'intérieur, le

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chargea d'aller parcourir, dans l' intérêt de l'étude et de la conservation des monuments historiques, les départements de l'Oise, de la iMarne, de l'Aisne, du Nord et du Pas-de-Calais, et,le 10 août 4837, M. de Montalivet, redevenu ministre de l'intérieur, confirma et compléta cette mission en adressant à tous les préfets cette circulaire : « Le culte des souvenirs qui se rattachent à l'histoire des arts ou aux annales du pays est malheureusement trop négligé dans les départements; on laisse en oubli des monuments précieux; on passe avec indifférence devant des vestiges qui attestent la grandeur des peuples de l'antiquité; on cherche en vain les murs qui ont vu naître les grands hommes dont s'honore la patrie ou les tombes qui ont recueilli leurs restes, et cependant tous ces débris vivants des temps qui ne sont plus font partie du patrimoine national et du trésor intellectuel de la France... Il importe de mettre un terme à cette insouciance... Je vous invite à recueillir tous les documents propres à me faire connaître les anciens monuments qui existent dans votre département, l'époque de leur fondation, le caractère de leur architectui^e

et les souvenirs historiques qui s'y rapportent... le fruit de vos recherches sera soumis à une commission que je viens d'instituer, et je me ferai un plaisir de diriger les fonds dont je puis disposer vers les départements qui auront le mieux apprécié l'importance de ce travail. » On sent dans cette circulaire, dont M. Vitet fut probablement le rédacteur aussi bien que l'inspirateur, l'a me d'un patriote antiquaire et artiste, qui porte à l'histoire et aux monuments historiques de son pays un intérêt aussi tendre qu'intelligent, et qui connaît la puissance des souvenirs. La bonne intention ne demeura pas inefficace; le 29 septembre 1837, la commission des monuments historiques fut nommée; elle se composa de sept membres : MM. le comte de Montesquiou, Yitet, Auguste Le Prévost, le baron Taylor, Garistie, Félix Du ban et ^lérimée, tous très-compétents pour cette mission. Pour les mettre en mesure de l'accomplir en pleine connaissance de cause, M. Yitet avait déjà entrepris la visite des cinq départements, qu'en novembre 1830 M. de Montalivet lui avait spécialement désignés. « J'ai déjà parcouru, ditil dans son jjremier rapport au ministre, les

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départements de l'Oise, de Ja Marne, de l'Aisne, du Nord et du Pas-de-Calais. Comme le but de mon inspection n'était pas unique, et qu'indépendamment des monuments j'avais à visiter les bibliothèques, les musées, les écoles de dessin, je crois devoir, pour vous rendre compte avec plus de clarté de ce que j'ai vu, diviser ce rapport en quatre parties. Je parlerai : 1° des monuments ; 2° des bibliothèques et archives ; 3° des musées et objets d'art ; 4° des écoles de dessin, de musique, etc. » Il fut fidèle à ce plan dans la série des rapports qu'il adressa successivement aux divers ministres de l'intérieur et à la commission des monuments historiques.

Ces rapports ont été publiés en 1862 par le ministère d'État impérial, non pas en entier et textuellement, mais dans de longs extraits qui remplissent soixante et dix pages in-quarto. Ils contiennent des renseignements scrupuleusement recueiUis et discutés : 1*^ sur l'origine et la date des monuments d'architecture, de sculpture et de peinture en France du x^ au xvi^ siècle ; 2'' sur l'état de ces monuments au xix^ siècle et sur les mesures à prendre pour les conserver; 3" sur le mode d'exécution -des

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travaux de conservation et de restauration ; 4° sur le classement des monuments et les choix à faire pour procéder à l'œuvre successive de leur entretien. Il faut lire avec soin ces rapports pour reconnaître combien ils sont précis, complets et pratiques. Je n'en veux citer que trois passages où se révèlent la vivacité des sentiments de l'écrivain en présence de ces œuvres de l'art, et le mélange d'admiration tendre et de critique libre qui caractérise ses jugements.

Il rencontre à ïracy, près de Noyon, une charmante église de village. « Ce petit monument, dit-il, mérite une attention toute particulière; il est à peu près inconnu, et c'est presque à titre de découverte que j'en parle. On ne peut s'imaginer un travail plus suave et plus hardi, des proportions plus ravissantes. L'ogive s'y montre, mais à peine sensible et entourée de ce cortège d'ornements et de zigzags qui n'accompagnent d'ordinaire que le plein cintre. Il y a d'ailleurs dans l'église des parties purement à plein cintre... Il faut signaler cette petite église comme œuvre de l'art et comme preuve que cette élégante architecture qui, au xn^^sièclcj

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florissait sur les bords du Rhin, avait aussi pénétré en Picardie et y était cultivée avec plus de finesse peut-être, sinon avec autant de grandiose et de majesté, qu'en Normandie. » « Les monuments de la sculpture, dit ailleurs M. Vitet, sont plus fragiles que ceux de l'architecture... Aussi faut-il s'estimer heureux quand le hasard vous fait découvrir, dans un coin bien abrité et où les coups de marteau n'ont pu atteindre, quelques fragments du noble et bel art du sculpteur. Ce plaisir, cette bonne fortune, j'en ai joui à Reims. Une partie du portail de la cathédrale exigeant quelques réparations, un échafaudage a été dressé jusqu'à mihauteur de la façade. Je suis monté sur cet échafaudage, et, dans les enfoncements des ogives, des festons et autres ornements architectoniques, j'ai trouvé une profusion de bas-reliefs et de statues dont le style, le caractère et l'exprèssion m ont' causé l'admiration la plus vive. Le costume, aussi bien que le genre de travail, annonce que ces figures sont du xni^ siècle, l'âge d'or de notre sculpture nationale, et, grâce à la manière dont elles ont été abritées, presque tontes sont dans un état parfait de conservation. »

De la sculpture, M. Vitet passe à la peinture, art dont les monuments sont encore plus difficiles à conserver ou à restaurer. « On ne comprend pas, dit-il, l'art du mo^'Cn âge, on se fait l'idée la plus mesquine et la plus fausse de ses grandes créations d'architecture et de sculpture, si, dans sa pensée, on ne les rêve pas couvertes, du haut en bas, de couleurs et de dorures. De toutes les importations de l'Orient, il n'en est peut-être pas qui se soient répandues avec plus de faveur et plus universellement que le goût et le besoin des couleurs. On en vint à vouloir que tout fût coloré, tout, jusqu'à la lumière, et les rayons du soleil ne pénétrèrent plus dans les habitations qu'à travers du rouge, du jaune et du bleu. L'usage des vitraux peints n'a pas eu d'autre origine. Déjà aux vii^ et vni^ siècles, au commencement du ix^, puis au XI®, cette passion avait fait quelques conquêtes, mais partielles et peu durables ; au retour de la croisade, la couleur triompha, et pendant trois siècles la France en fut amoureuse,comme la Grèce l'avait été de tout temps. »

Nul ne saurait lire ces rapports sans être frappé du vif, profond et tendre sentiment pour

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les chefs-d'œuvre qui s'y révèlent à chaque pas. M. Yitet avait lui-même la conscience du caractère particulier et original de sa éympathie pour l'art quand il disait de M. Mérimée, son collègue dans la commission des monuments . historiques : « Mérimée admire les beaux monuments, mais il n'a jamais senti ses yeux se mouiller à l'aspect de leurs ruines. »

A la fin des rapports, on trouve la liste complète des monuments de la France énumérés et classés provisoirement par départements. Cette liste provisoire comprend 1,882 monuments S et dans le texte même des rapports o^n lit : « Les édifices qui peuvent être classés parmi les monuments historiques dignes d'être conservés s'élèvent, jusqu'à présent, au nombre de 1,420. Les tournées annuelles d'inspection,

'] . IJste des monuments historiques de la France classés provisoirement en 486%

Aube 3

Aude 1

Aveyron 40

Bouches-du-Rliône . -42

Calvados 59

Cantal 9

Charente 25

Charente-Inférieure. 23

Ain 8

AUier 21

Aisne 34

Basses- Alpes . ... 13

Hautes- Alpes ... 4

Ardèclie 7

Ardennes '9

Ariéûe ..,,,, 8

ïi,

si elles font effacer quelques noms de cette liste, en font inscrire un bien plus grand nombre, et les progrès des études archéologiques appellent chaque jour l'attention des autorités sur de nouveaux édifices dont on fait, pour ainsi dire, la découverte... Jusqu'à ce jour (1860), quatre cent soixante-deux affaires seulement ont été suffisamment instruites pour que la commission soit en état d'apprécier exactement le chiffre des dépenses reconnues utiles et même nécessaires. Ces quatre cent soixante-

Cher

Indre-et-Loire . .

Gorrèze

Isère

Corse

Jura

Côte-d'Or .....

Landes

Côtes-du-Nord . . .

Loir-et-Cher . . .

Creuse

Loire

Doubs .

Haute-Loire . . .

Drùme .

Loire-Intérieure .

Eure ...;...

Loiret

Eure-et-Loir ....

Lot

Finistère

Lot-et-Garonne. .

Gard .......

Lozère

Haute-Garonne . . .

Maine-et-Loire. .

Gers

Manche

Gironde

Marne

Hérault

Haute-Marne. . . .

Ule-et- Vilaine . . .

Mayenne

indre

Meurlhe. , . . . ,

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deux devis s'élèvent ensemble à la somme de 5,959,217 francs. »

En même temps qu'il adressait a l'administration ces Rapports qu'elle provoquait, M. Yitet se livrait, pour son propre compte, à une série dn tildes- sur les principales époques de l'histoire des arts, la vie, les œuvres et les divers caractères de leurs plus éminents acteurs. Publiées de J826 à 1862 dans divers recueils, ces Etudes ont été réunies, de 1864 à 1868, en 4 volumes divisés en 4 séries distinctes :

Meuse 1)

Morbihan j8

Moselle 22

Nièvre 23

Nord 17

Oise 57

Orne 10

Pas-de-Calais ... 8

Puy-de-Dôme ... 39

Basses-Pyrénées . i6

Hautes-Pyrénées . . 3

Pyrénées-Orientales. 15

Bas-Rhin 23

Haut-Rhin. .... 12

Rhône 14

Haute-Saône. . . 8

Saône-et-Loire. . . 33

Sarthe 12

Seine 65

Seine-Inférieure . . 73

Seine-et-Marne. . . 46 Seine-et-Oise . . . ' 58

Deux -Sèvres ... 26

Somme 32

Tarn 6

ïarn-et-Garonne. . 10

Var 13

Vauclusc 36

Vendée 9

Vienne 27

Haute-Vienne ... 9

Vosges 4

Yonne 42

Algérie 35

Italie i

4° l'antiquité, 2° le moyen âge, 3° lés temps modernes pour la peinture en Italie, en France et dans les Pays-Bas, 4*^ les temps modernes, pour les arts divers, y compris la musique. Ces Etudes, au nombre de trei^ite-neuf essais séparés \ forment, quoique fragmentaires, une histoire générale des arts aussi remarquable par la profonde connaissance des faits et les détails anecdotiques que par la richesse et l'élévation des vues sur la théorie des arts et par l'équitable appréciation en même temps que par l'admiration passionnée de leurs chefs-d'œuvre. Je ne terminerai pas cette notice sans en donner quelques

1. En voici la liste dans l'ordre des dates de la publication : 1823, de la Musique théâtrale en France; — IS^Qy de r Harmonie pratique et de Vharmonie scientifique;

— 1827, Ch. M. de Weber; — 1827, des Nielles et de la gravure en taille- douce ; — 1828, /a Musique mise à la portée de tout le monde; — 1828, Rossini et l'Avenir de la musique; — i828, de la Théorie des jardins; — 1830, de l'architecture lombarde; — IH'è^yV Eglise Saint-Cunibert à Cologne; — 1831, les Monuments historiques du nord-ouest de la France; — i833, le Musée de f hôtel de Cluny; — 1839, V Architecture du moyen âge en Angleterre;

— \^!A ^ Eustache Le sueur ; — 1842, Paul Delaroche ; — 1847, VArt et l'Archéologie; — IHoO-iSQ^, Raphaël à Florence ; — ISolyles Arts et les Artistes en France au sei~ :^ième siècle, les Clouet ; — 1852, Essai sur les anciennes

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