‹ Etudes philosophiques (volume 2)Chapitre 7 sur 24 · Livre I"". — Chapitre I · texte numérisé non relu

Livre I"". — Chapitre I

Il n'y a pas de différence fondamentale entre les phénomènes intellectuels et tous les autres phénomènes de la nature. Il n'y a que des différences de degrés (*).

Il n'y a pas de raison pour établir une différence de nature entre tous les autres phénomènes de l'univers et les phénomènes connus habituellement sous le nom de phénomènes intellectuels, conscients et moraux.

Il faut montrer que les phénomènes intellectuels sont connus dans les mêmes conditions que tous les autres phénomènes de la nature. La seule différence qui existe entre ceux-ci est une différence d'éléments, de lieu et de composition.

Mais en admettant que les éléments ne sont pas les mêmes, comme les éléments constitutifs de l'eau ne sont pas les mêmes que les éléments constitutifs de l'oxyde de carbone, les éléments dont nous nous occupons sont connus de la même manière que les éléments de l'eau, ou que tous les autres objets étudiés par les sciences naturelles. Ce qui constitue la science morale, ce ne sont pas les procédés qu'elle emploie dans ses études, ce n'est pas le mode de connaissance des objets auxquels elle s'applique, c'est seulement la différence entre les objets qu'elle étudie et les objets étudiés par les sciences naturelles. Il importe de reprendre ici la série des observations (1877) (*) qui nous ont conduit à

(*) Voir étude 30 décembre 1878. Conscience, Phénomènes conscients. (Note de l'auteur.) (S) Voir étude 29 novembre 1878. (Note de l'auteur.) (*) Voir étude 17-18 décembre 1878. (Note de Vauteur.)

reconnaître par quelles observations (analogues à celles à Taide desquelles tous les phénomènes sont étudiés dans les sciences diverses) les phénomènes intellectuels sont constatés et délimités, par quelles associations ils sont constitués.

Page 1