‹ Études philosophiques sur le christianisme (volume 2)Chapitre 2 sur 37 · APPROBATION · texte numérisé non relu

APPROBATION

firmes par tout ce que la science , au degré de développement qu'elle a atteint de nos jours, nous apprend de certain sur la constitution physique et les révolutions du globe, et sur les traditions primitives de l'humanité.

Dans la seconde partie, l'auteur nous fait pénétrer dans les entrailles du christianisme ; il développe les admirables rapports qui existent entre les dogmes , la morale , le culte catholique , et tous les besoins de l'intelligence et du cœur de l'homme ; ces divines liarmonies forment les preuves intrinsèques de notre religion.

Enfin, dans une troisième partie, M. Nicolas expose les preuves extrinsèques, historiques, de la mission divine de Jésus-Christ : les prophéties qui l'annoncent au monde, les miracles qui le manifestent, les effets surnaturels de la prédication de l'Évangile, la révolution salutaire qu'il opère et qui modifie toutes les conditions de l'existence de l'humanité, la perfection intellectuelle et morale dont il dépose au sein de la société les germes féconds que les siècles sont chargés de développer ; enfin le prodige de la conservation de l'Église au milieu des épreuves, des oppositions de toute nature contre lesquelles se serait nécessairement brisée une œuvre humaine.

On voit que ces Éludes sur le christianisme embrassent un plan de défense le plus complet, et tout à fait approprié au temps où nous vivons. L'exécution a parfaitement répondu à la grandeur du dessein : ce livre, que l'auteur avait commencé n'ayant en vue que l'état particulier d'une âme qui lui était chère, se trouvera répondre aux besoins d'un grand nombre d'esprits. La religion s'y montre dans le véritable jour qui convient à notre époque, resplendissante, pour ainsi dire, de tous les rayons de lumière que les méditations d'une saine philosophie et les découvertes les plus récentes de la science font rejaillir sur les bases divines de son autorité.

Nous ne devons pas omettre un mérite de ce livre, qui, mieux encore que tout ce que nous venons de signaler, présage le bien qu'il est destiné à produire, et explique tout celui qu'il a déjà fait dans notre diocèse : c'est le sentiment qui a dicté cette œuvre, c'est la foi vive, c'est la piété profonde qui ont inspiré tant de belles pages, où se révèle l'âme encore plus que le talent de l'auteur.

Donné à Bordeaux sous notre seing, le sceau de nos armes, et le contreseing du secrétaire général de notre archevêché, le 23 mai 1845.

t FERDINAND, archevêque de Bordeaux.

Par mandement de Monseigneurf

H. DE Langalerie, Chanoine honoraire, secrétaire général.

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