TOME
» intelligence et sans volonté. Aucune analogie, » aucune vraisemblance , ne peut le conduire à un » semblable résultat; toutes, au contraire, le por- » tent à regarder les ouvrages de la nature comme » produits par des opérations comparables à celles » de son propre esprit (kns la production des ou- » vrages les plus savamment combinés , et qui n'en » diffèrent que par un degré de perfection mille fois » plus grand ; d'où résulte pour lui l'idée d'une sa- » gesse qui les a conçus, et d'une volonté qui les a » mis à exécution , mais de la plus haute sagesse et )> de la volonté la plus attentive à tous les détails, » exerçant le pouvoir le plus étendu avec la plus » minutieuse précision. — Je l'avoue, il me semble, » ainsi qu'à plusieurs philosophes auxquels on ne » pourrait pas , d'ailleurs , reprocher beaucoup de » crédulité , que l'imagination se refuse à concevoir » comment une cause ou des causes dépourvues » d' intelligence peuvent en donner à leurs produits , » et je pense avec le grand Bacon qu'il feiut être » aussi crédule pour le refuser d'une manière for- » melle à la cause première , que pour croire à tou- » tes les fables du Talmud. »
Rétrcictation de Broussais *.
Cette rétractation n'est pas aussi explicite , mais elle est peut-être plus significative que celle de Ca-
* Voir le Journal le Droit ( i4 novembre 1841 ). CeUe partie essentielle de la rétractation de Bronssais y est citée à l'occasion
bcmis, parce qu'cm y voit la toiiore morale de Tesprit de système aux prises avec la vérité, et que rhommage que Broussais rend à celle-ci es^ d'autant plus fort qu'il est plus combattu :
« A BIES ABUS, A MBS SEULS AMI$.