PREUVES EXTRINSÈQUES
CHAPlTKË PMMIÈR
I. ÎÀ Chr&HdMÉMè est là è'éhk réltjjm qntaiidëi preuves, a dit Fodtenéilé:
fei nous déployons cette téHtè, notîà Irouretolis q[de nàà-seulemétii lé tihriàtiâûisnle seul à déâ ^textitèÉ, mds que ces firéuVèâ éàiii tout à là fois itbposantes, nombreuses et aîvêrSes, de manière â frâiipîer tc/tites éoviés d'esprits et de caractères, à frapper ufi même esprit daiis M diffëreiïteâ dispositions ofi il iKëtit snccessivëment se trouver; ssriiâ le laisser janlais datis un doute légitime ; natte trdtivferofis même qu'iitdëèendamittenf deS prèiites
fixes et générales faites pour les esprits de tous les lieux et de tous les temps, le Christianisme réserve pour chaque siècle et pour chaque évolution de Tesprit humain des preuves toutes spéciales qui ne sont appréciées qu'au moment où elles deviennent nécessaires, et répondent d'une manière exacte et parallèle à la tendance des besoins, des idées et des situations de l'humanité.
Quand on pénètre dans cette économie des preuves de la Révélation chrétienne, on ne sait qu'admirer le plus, ou la condescendance de Dieu qui plie ainsi sa vérité à toutes les proportions de la raison humaine, ou la résistance de celle-ci qui fait encore la renchérie, et qui trouve de quoi douter, de quoi nier. Mais la possibilité de cette résistance elle-même est un ménagement de plus de cette divine économie qui saisit la raison sans la contraindre, et, tout en satisfaisant en elle une ju«te exigence, lui laisse néanmoins la liberté de son aveuglement, pour lui procurer le mérite de sa foi.
Un homme qui a flotté entre ces deux états pendant toute sa vie, Rousseau, exposait ainsi lui-même cette harmonieuse diversité des preuves de notre Religion :
« Les hommes ayant des têtes si diversement organi- « sées, ne sauraient être affectés tous également des a mêmes arguments, surtout en matière de foi. L'un, « par son tour d'esprit , n'est frappé que d'un genre de « preuves; l'autre ne l'est que d'un genre tout différent. « Tous peuvent bien quelquefois convenir des mêmes <( choses ; mais il est très-rare qu'ils en conviennent par « les mêmes raisons.
« Lors donc que Dieu donne aux hommes une révéla- « tion que tous sont obligés de croire, il faut qu'il l'éta- « blisse sur des preuves bonnes pour tous, et qui, par