Joan., lY
poutre, ei aveugle^ et nu. Je vous engage donc à acheter de moi de For éprouvé par k feu^ pour que vous soyez fait rich€\ — A celui qui saura se vaincre pour venir à moi^ je réserve une manne cachée que nul ne connaît^ sinon celui qui ta reçoit^, — Venex donc, venei voir et goûter combien le Seigneur est doux*.
El maintenant, allez éprouver par vous-même la vérité de toutes ces promesses, dont tant de gages vous ont été déjà donnés! Venu de si loin jusqu'au seuil de la foi, vous n'avez plus qu'à le franchir d*un pas généreux, pour être initié à toutes ses merveilles. Vous n'avez vu jusqu'ici que ce qui doit être : vous verrez ce qui est, l'Être même delà Vérité, la Vérité vivante. Vous la posséderez, elle vous possédera; et dans ce réciproque embrassement vous vous direz avec transport : « G*est bien elle! » Et avec elle vous aurez, en un seul tout, la paix, la joie, la force, la liberté, la vie, la véritable et souveraine vie ! ! ! Qu'ai-je fait de vous en tant parler! et que n'ai-je pu, sans tous ces raisonnements, vous communiquer seulement une goutte de son essence, de cette suave essence qu'elle se platt elle-même à répandre dans les cœurs qui lui sont soumis 1 Gomme vous auriez été vite persuadé, et ravi à toutes vos incertitudes!!! Mais elle a voulu, pour l'exercice nécessaire de notre liberté, se réserver elle-même le privilège de cette ineffable communication, et que nul ne connût cette manne cachée que celui qui la reçoit, et qui mérite de la recevoir par la victoire. Il suffit que vous ne puissiez vous y refuser en raison, pour que vous soyez obligé de vous y soumettre. Votre résistance