‹ Études philosophiques sur le christianismeChapitre 74 sur 168 · NATIONS DE LA TERRE, GOMME ON SECOUE LE FROMENT DANS · texte numérisé non relu

NATIONS DE LA TERRE, GOMME ON SECOUE LE FROMENT DANS

<c UN CRIBLE. )) (Âmos, chap. IX, V. 8, 9.)

C'est ainsi que la réprobation des Juifs extermines comme royaume^ mais non comme maison et comme race, et leur état moderne d'aveuglement et de dispersion , — la conversion des Gentils et notre état de bénédiction et de lumière, nous, nations chrétiennes, autrefois perdues dans les ténèbres de l'idolâtrie, — ces deux grands prodiges que rien en soi n'annonçait, et qui remplissent aujourd'hui le monde, — sont prophétisés clairenoient dans les Livres saints.

Malheur à celui qui ne se sent pas ébranlé de la force de cette preuve! il est lui-môme sous le coup de cet aveuglement des Juifs, dont le spectacle ne le convainc pas.

X. Mais il faut ramener nos regards sur le Héros de toutes ces merveilles. Les pages que nou^ venons de citer sont entrecoupées de soupirs après sa venue, et de promesses répétées qu'elle ne tardera pas. Tout est comme en suspens et en haleine jusque-là. il remplit toute cette multitude de siècles de son attente, et cette attente est si

1. Le retour du peuple juif et la miséricorde finale dont il sera Tobjet, sont aussi représentés dans le lointain des prophéties. (Deut., «. XXX, V. 3 a 8. -. Is., c. xuil, V. 6, 8, 21, 22, 25, 26, etc.)

vive qu*elle dévore ces longs siècles, et les franchit comme un petit nombre de jours.

— a Seigneur, envoyez TAgneau dominateur de la « terre! » (Isaïe, xvi, v. 1.) — « Je ne me tairai point en « faveur de Sion, je n'aurai point de repos en faveur de « Jérusalem, j usqu'à ce que son Juste paraisse comme a une vive lumière. — Les nations verront votre Juste; « tous les rois verront votre Prince éclatant de gloire, et a on vous appellera d'un nom nouveau. » (Isaïe, ch.Lxii, V. 1.) — « Cieux, envoyez d'en haut votre rosée, et que « les nuées fassent descendre le Juste comme une pluie! « que la terre s'ouvre, et qu'elle germe le Sauveur! » (Isaïe, chap. xlv, v. 8.) — « Oh! si vous vouliez ouvrir a les cieux et en descendre!... Lorsque vous ferez éclater « vos merveilles, nous ne pourrons les supporter. » (Isaïe, chap, lxiv, v. 1.)

— cf Voici ce que dit le Seigneur qui a créé les cieux, le « Dieu qui a créé la terre : Je n'ai point parlé en secret; <r ce n'est point en vain que j'ai dit à la race, de Jacob : « Recherchez-moi. — C'est Moi qui annonce dès le com- « mencement ce qui ne doit arriver qu'à la fin. J'ai juré « par Moi-même que tout genou fléchira devant Moi , et a que toute langue jurera par mon Nom. Toutes mes ré- « solutions sont immuables, et toutes mes volontés s'exé- « enteront. Je l'ai dit, et je le ferai; j'en ai formé le des- « sein, et je l'accomplirai. Le temps d'envoyer ma Justice « est proche, je ne le différerai pas, et le Sauveur que je « DOIS envoyer ne tardera plus. » (Isaïe, chap. xlv et XLVi.) — « Le Juste que je dois envoyer est proche, le c Sauveur que j'ai promis va paraître, et mon bras fera « justice aux nations.» (Isaïe, chap. u, v. 5.) — « Encore « un peu de temps, et j'ébranlerai le ciel et la terre, la

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