Imité de saint Augiutin
LBS UIBACLES. â<SU
Les diverses parties de notre sujet confrontent et s'enire-croisent de manière à nous exposer à des répétitions, si nous voulions traiter chacune d'elles indépendamment des autres.
Il faut donc de toute nécessité que ce qui a été dit une fois soit retenu ou rappelé, lorsque l'occasion se présente de le rattacher à ce qui reste à dire encore.
Ainsi, dans une Étude approfondie, nous avons acquis la conviction raisonnée de Tauthenticité et de la vérité des Evangiles, et nous sommes restés pénétrés de cette authenticité et de cette vérité, de manière qu'en prenant te livre des Évangiles, en l'ouvrant, en le lisant, tout ce qui y est écrit nous apparaisse avec la même puissance de persuasion et de certitude que si nous en étions nousmêmes les témoins.
Donc les .ii^gles consignés dans les Evangiles sont vrais : donc leur auteur, Jésus-Christ, est l'Auteur même de la nature.
Fermement en possession de ce résultat, qui ne peut nous êlre enlevé tant qu'il demeurera constant, comme nous l'avons démontré, qiiU nya rien de plus authentique et de plus vrai que b témoignage des Evangiles, nous n'îi^'cns rien de plus à faire que de dissiper les objections ou yKuôt las préoccupations qui \iennent se former d'orr
lY. V
dinaire autour de cette vérité des miracles, et, après Fen avoir dégagée, de nous attacher au fondement décisif de son admission. Tel va être le double objet de cette Étude,
Les miracles sont-ils possibles?
Pieu a-t-il dû en faire, et quelle est la raison de leur convenance?
S il y en a e» vfaipaçAt h l'origine du Christianisme, d'où vient qu'ils ont été en diminuant depuis lors? et ppurçuoi n'y en a-t-il pow ainsi dire plus?
Les faux miracles, qui, dans le moyen âge, ont si facilement trouvé créance et rencontré si peu de critique, ae pous 4onnent-ils pas l^ ;inesure de Tétat qu'il faut faire de^s miracles en géflyér^il? et n'élèvent-ils pas une forte ina^pn çie croire qu^ les miracles évangéliques n'ont sur çeuî^-çi qpe l'abri de leur ancienneté et le prestige de ]fiPf éjioigneflaent?
Pln^^ew^ d^ ce;$ miracles évangéLiqu^s ne supposeat pa^ ^uJftB^eiStt june $u$p.ensim des lods de la nature, toujours difficile à croire, mais un état de ces lois différent ^ jQôlr^, c^ qui est jeuioore plus diffix^ile à admettre : je T^^ pari^ lies faits àepom$$ion par le Sémon et de leurs différents genres, dont aucun n'a survécu. N'y a-t-il pas ^yideiwient sur ce dernier point igqorance, illusion, igiéiprise, ou fourberie? D'où vient que ces faits ont disparu .^vec les ténèbres de l'igi^rance, et que pas qd U'Of^ §^ produire dans jios siècJes de lumière? Mais ces Mi^é^rM Dg^gnep^gers, lesipiraeles qui $'y rapportent et q\û %ojfii H f^mibrem. dans r£vangile et dans les Actes
LES MIHAGLES. 291
des preQdiers chrétiens, ne sont-ils pas compromis, et n'pntraînent-ils pas dès lors tous les autres miracles évangéliques dans le môme discrédit?
Tejles sont les préoccupations auxquelles il nous faut répondre.
Nous le ferons en peu de mots, convaincu^ que pour les esprits droits et sincères une juste explication, quoique laconique et sobre, suffit; et que pour les aufires il n'y a pas de terme à leur exigence.