‹ Études politiquesChapitre 20 sur 32 · SUR L'APPLICATION DE L'ARMÉE · texte numérisé non relu

SUR L'APPLICATION DE L'ARMÉE

AUX SRinDt TRAVAUX D'UTIUTË PUBLigUE.

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Unemnladie nouvelle s'est répandue en Europe; cIleasBlEi nos princes el leur fail euLTelenir un nombre désordonné de Ironpea. Elle a ses redoublemenU, et elle devLeni nécessairemeni oont»giause;car, sîtâi qu'un Ëtai augmente ce qu'il appelle ses troupes, les autree soudain augmentent les lenrs [ de fbçon qu'on na gagne rleu par Ik que la ruine commune. Cbaqae monarque lient sur pied toutes les armées qu'il pourrait avoir si ses peuples étaient en danger i'éUe exterminés; et on nomme paix gbI état d'eVort de tous contre tous. Aussi l'Europe esl-ellc si ruinée, que les parliouliers qui seraient dans la situation où SODI les trois puissonoea de celte partie du monde les plus opulentes, n'auraient pas de quoi vivre. Nous sommes pauvres avec les richesses et le comnieree de tout l'nnivers.

La suite d'une telle situation est l'augmentation perpétuelle des UibnlS; et.ce qui prévient tous les remèdes à venir, on ne compte plus SUT les revenus, mais on fait la gutrre avec «on capital. 11 n'est pas inouï de voir du Était hypothéquer levn fondi pendant la paix mime, et employer, pour se ruiner, des moyens qu'ils appellent extraordinairtt, et qui le sont si fort que le fila de (tamille le plus dérangé les imagine à peine.

MoHTESiimin, Etpril dtt loi*.

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En 1838, à l'époque cù les vues nouvelles sur l'aj^licatûm de ïarmée aux grands travaux d'utilité publique ont paru, l'auteur, né sou8 l'Empire, et retenu par le souvenir des deux invasions de 1814 et de 1815 , n'avait pas encore osé descendre dans toutes les profondeurs de la question des armées permanentes, profondeurs dont les hommes d'État de notre temps ne semblent pas même se douter. Dire qu'ils sont, à cet égard, de plusieurs siècles en arrière sur Montesquieu, c'est ne rien avancer qui ne soit parfaitement exact, et pour s'en convaincre il suffit de relire le chapitre XVII de l'Esprit des lois, intitulé : — De l'augmentation des troupes.

La France réduira-t-elle son armée dans d'importantes proportions?

La France continuera-t-elle d'avoir une ar^ mée dont la dépense dépasse un miUion pal* jourT

Telles sont les deux questions préalables à l'examen de toute discussion approfondie.

AdmetH>n la nécessité pour la France de l'en-

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tretien d'un effectif considérable? Alors il faut chercher un moyen d'utiliser l'armée, afin d'en alléger les chaînes : ce moyen c'est de l'appliquer aux grands travaux d'utilité publique, comment ? — C'est ce qui fait l'objet du travail que nous avons cru devoir faire précéder par ces quelques mots d'avertissement.

Est-on d'avis, au contraire, qu'il est préférable de n'avoir qu'une armée composée d'un très-petit nombre d'homm^ choisis, selon les préceptes de Yégèce, avec le plus grand soin et pour lesquels le service militaire soit une carnèmt — Alors toute idée qui se propose de détourner l'armée du but exclusif de son institution, devient une idée fausse qu'il faut écarter.

Après dix années de méditations sur les deux systèmes en présence, c'est à ce dernier système que s'est définitivement rallié l'auteur des Études politiques.

Toutefois il lui a paru que l'adoption d'une opinion plus approfondie n'était pas une raison suffisante pour qu'il fît disparaître dans cette édition un travail qui, n'eùt-il que ce mérite, servirait encore à marquer le'point d'où l'auteur est parti pour arriver aux convictions nouvelles qu'il s'est formées, convictions puisées dans un examen plus sérieux des questions dont l'avenir s'est réservé la solution.

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