Surtout, s'il pouvait faire autre chose
3. Tout ce morceau est très bien, d'un style très ferme, d'un sentiment contenu, auquel la sobrictéde l'expression donne plus de force.
Sans doute, j'aurais pu, moi aussi, avoir ma place au Louvre ; parmi la foule qui s'y presse aujourd'hui, combien en est-il qui ne me valent ni pour la naissance ^ ni pour l'importance des services rendus I — Mais quoi, un vieux soldat fait toujours un piètre courtisan ^ Et puis, on n'aime guère, dans l'entourage du roi Très-Chrétien, les sentiments catholiques du vieux Montluc. Celui qui fît de si belle façon brancher les huguenots dans la province dont il était gouverneur, et qui n'a jamais cessé de demander pour tous les hérétiques pareil traitement, déplaît à toutes ces âmes intéressées qui n'estiment la religion qu'autant qu'elles la peuvent faire servira leurs combinaisons ^, à tous ces gens qui, sous le nom de tolérance, s'en vont prêchant une indifférence funeste à l'Église et à la royauté. Les sages et droits principes qu'avaient suivis nos pères sont oubliés pour cette politique perfide qui nous est venue d'Italie *. Je n'ai pas oublié cette paix de Saint-Germain, véritable coupe-gorge où l'on attira les catholiques : nous venions de battre les huguenots en vingt rencontres ; nou§ les avions écrasés à Jarnac et à Moncontour; et soudain il nous fallut déposer les armes, et leur rendre leurs places fortes; on ne rougissait pas de s'allier avec eux, quitte aies massacrer lâchement le lendemain, et à rallumer ainsi les discordes civiles. Aujourd'hui le parti huguenot est toujours debout, plus fort, plus menaçant que jamais. Que ne donnait-on la conduite de la guerre aux hommes expérimentés, zélés pour les intérêts du roi et de la Sainte Église ! Mais non, il semblait que l'on eût peur de mettre trop à mal nos pires ennemis. En